Élections régionales au Venezuela : large victoire du chavisme et… nouvelle défaite de la droite et des médias

Ce dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional. Lire la suite « Élections régionales au Venezuela : large victoire du chavisme et… nouvelle défaite de la droite et des médias »

Désaccords de paix en Colombie, par Maurice Lemoine

Une citoyenne colombienne proteste contre le massacre par la police d’une dizaine de paysans dans la zone rurale de Tumaco, le 5 octobre 2017.

Comprendre le Venezuela passe forcément par comprendre la Colombie. Vus comme deux faces d’une seule et même Nation par Simón Bolívar, les deux pays se sont souvent opposés depuis que son successeur à Bogota, Francisco de Paula Santander (1792-1840), signa un accord de commerce avec les États-Unis et demanda l’exclusion d’Haïti du Congrès de Panama par lequel le « Libertador » voulait ancrer l’unité de l’Amérique Latine. Deux siècles plus tard, la Colombie néo-libérale des Uribe et Santos a trouvé dans la contrebande massive de produits subventionnés par le socialisme vénézuélien un oxygène économique et un palliatif au chômage de dizaines de milliers de ses habitants. Sous l’impulsion de Hugo Chavez, fidèle au rêve unitaire de Bolivar, le Venezuela a accueilli et légalisé six millions de colombiens déplacés par la guerre, chassés de leurs terres, et leur a donné accès aux programmes sociaux mis en place par la révolution. Les autorités de Bogota ont reconnu les importants efforts des médiateurs de Caracas dans les négociations qui ont mené à la « paix » actuelle. Chavez le visionnaire avait compris l’importance, pour le futur du continent, d’ouvrir le jeu politique en Colombie, au-delà de l’élite primitive qui gouverne encore cette nation. Cette « paix » cependant est toute relative. Alors que les médias accusent faussement le Venezuela de violations massives des droits humains, la Colombie de Juan Manuel Santos perpétue (comme le Mexique) le massacre de défenseurs de ces droits, de journalistes, de militants sociaux et de citoyen(ne)s qui s’opposent à la mainmise des transnationales. Les paramilitaires colombiens, toujours très actifs sous la direction de l’ex-président Alvaro Uribe, ont également prêté main forte à la récente insurrection de la droite au Venezuela – dont les médias ont imputé systématiquement les victimes au « régime » de Nicolas Maduro…

Thierry Deronne, Caracas, 10 octobre 2017. Lire la suite « Désaccords de paix en Colombie, par Maurice Lemoine »

Le jour où le Burkina Faso fabriqua son drapeau bolivarien.

Combien à Ouagadougou rêvaient-ils d’être à Caracas, ce 8 mars 2013 ? La télévision française diffusait les images de l’arrivée des chefs d’Etats de toute l’Amérique Latine et du monde entier aux obsèques de Hugo Chávez, sans rien comprendre de la volonté exprimée en 1828 de Simón Bolívar de réunir les deux tiers de l’humanité.
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Le Venezuela lance son 3° satellite en orbite

Le Venezuela a lancé avec succès son 3° satellite à minuit, ce dimanche, en République Populaire de Chine et il entrera en orbite dans la matinée de ce lundi 9 octobre. Le satellite Antonio José de Sucre aura une durée de vie de 5 ans et sera un satellite d’observation et de réception. Il aura plus de capacité que Miranda pour prendre des photos du Venezuela.

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Hebe de Bonafini intervient lors d’une session de l’Assemblée nationale constituante

« Je sais que ce sont des jours très difficiles pour vous (les vénézuéliens), mais en voyant les jeunes souriant dans des moments aussi difficile que celui dans lequel ils vivent, me donne du courage pour continuer à me battre (de l’Argentine) et je suis convaincue qu’ils vont sortir de cette situation, parce qu’ils ont appris de Hugo Chávez, à ne pas abandonner le combat », a déclaré l’activiste du mouvement argentin Grand-mères et mères de la Plaza de Mayo, Hebe de Bonafini.

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La droite rompt le dialogue avec le gouvernement bolivarien

Autour du président français Emmanuel Macron, les leaders de l’extrême droite vénézuélienne Julio Borges (gauche) et Freddy Guevara (droite), reçus à l’Élysée le 4 septembre 2017.

Imaginons la tête des « dircom » du président Macron si celui-ci leur proposait de se faire prendre en photo à l’Elysée avec une brochette de suprématistes blancs de Charlottesville. C’est pourtant ce qu’il a fait en recevant les éléments les plus violents de l’extrême droite vénézuélienne, dont les troupes ont lynché des êtres humains au motif qu’ils étaient noirs, pauvres et chavistes. La photo de l’adoubement élyséen du Ku Klux Klan tropical aurait été impossible si les médias n’avaient préalablement martelé l’opinion française pour la convaincre que la résistance du gouvernement vénézuélien à l’insurrection armée de la droite était la « répression d’un peuple luttant pour la démocratie » et que ces croisés du seizième siècle colonial étaient des « combattants de la liberté ». Cet évènement insolite a lieu en 2017. Il en dit long sur la relation des médias de France avec le monde extérieur et sur ce qu’est devenue la politique étrangère de ce pays. Lire la suite « La droite rompt le dialogue avec le gouvernement bolivarien »

Le Congrès des États-Unis demande au Pentagone de se préparer à intervenir au Venezuela

L’importance du Congrès des Etats-Unis dans les affaires de politique étrangère du pays dans lesquelles des actions concernant les finances et le commerce, le monde des corporations en général et l’industrie militaire en particulier se mêlent, est bien connue. Des acteurs de poids, hors de la politique bureaucratique, jouent un rôle central dans des cabales et bougent des pièces en faveur de leurs intérêts. Nous avons expliqué antérieurement comment ExxonMobil n’a pas lésiné sur les ressources pour faire bouger certaines lignes directrices de la politique envers le Venezuela.