Déclaration de l’ambassadeur du Venezuela aux Nations-Unies

Rafael Dario Ramirez, représentant du Venezuela aux Nations-Unies

Le rapport publié aujourd’hui par le Bureau du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les Droits de l’Homme (ACNUDH), démontre de façon pathétique que ce Bureau et, en particulier le Haut Commissaire lui-même Zeid Ra’ad Al Hussein, se sont engagés sur la voie de la calomnie envers la démocratie participative et agissante qui existe au Venezuela.

Ce rapport tellement sans fondement a été élaboré sans aucun mandat. Aucune demande officielle n’a été faite par les organes inter-gouvernementaux compétents de l’ONU.

Le Haut Commissaire allègue un soi-disant « mandat universel » pour produire unilatéralement ce rapport. Et cela est un précédent très grave.

J’attire l’attention sur le fait qu’avant de conclure et de publier ce rapport, le Haut Commissaire a émis un communiqué faisant allusion à ses conclusions.

Ce n’est pas la première fois que le Bureau de l’ ACNUDH se comporte comme tant d’ONG financées par des intérêts inavouables pour diaboliser, au nom des Droits de l’Homme, des Gouvernements et des peuples souverains.

Ce rapport est publié, précisément, au moment où le Président des Etats-Unis, Donald Trump, menace d’envahir militairement le Venezuela et met en place un paquet de mesures coercitives unilatérales pour asphyxier l’économie vénézuélienne. Au moment où le Gouvernement des Etats-Unis applique aussi des sanctions à de hautes autorités vénézuéliennes et même au Président Nicolás Maduro Moros.

Il est facile de conclure que le Bureau du Haut Commissaire et celui qui le dirige se joignent à la campagne interventionniste étrangère qui cherche à éroder la souveraineté et le droit à l’autodétermination de la Patrie de Bolívar.

Ce n’est pas par hasard que ce document demande exactement la même chose que le Gouvernement des Etats-Unis et ses alliés internationaux et états-uniens : de prendre des mesures contre le Venezuela au Conseil des Droits de l’Homme.

Le but est évident : discréditer la démocratie vénézuélienne et minimiser l’irréductible détermination du Gouvernement du Président Nicolás Maduro Moros à garantir pleinement les droits de l’homme et les libertés fondamentales au Venezuela.

Le rapport du Bureau du Haut Commissaire est plein de mensonges. Il utilise des sources tendancieuses, reproduit des informations d’organismes fantômes, d’ONG financées par des instances du Gouvernement nord-américain et des organes de sécurité.

Il présente comme certaine une information incrustée dans les médias vénézuéliens et étrangers qui ont glorifié, au lieu de les condamner, les pratiques fascistes et violentes de certains secteurs de l’opposition qui cherchent à détruire l’ordre démocratique et à troubler la paix et la tranquillité du peuple vénézuélien.

Ce rapport qui, selon le Bureau du Haut Commissaire a été élaboré « dans le contexte des protestations en République Bolivarienne du Venezuela du 1° avril au 31 juillet 2017 » fait un récit faux et manipulé de ce qui s’est vraiment passé pendant cette période.

Il attribue aux corps de sécurité de l’Etat les assassinats commis plutôt par les violents et les terroristes de l’opposition. Il exagère le nombre de victimes qui ont souffert de la violence.

Ce rapport cache des faits ponctuels, très peu bien sûr, dans lesquels des agents de l’Etat ont eu recours à des violations des droits de l’homme et qui ont été immédiatement soumis à l’autorité de la loi.

Il faut noter que l’Etat – par sa propre volonté – a activé des réponses juridiques pertinentes pour conduire devant la justice ceux qui ont commis ces infractions. Ce qui démontre de façon fiable que l’Etat vénézuélien est le garant des droits de l’homme. Et qu’il prend les mesures légales pour que prédomine l’Etat de Droit et de justice que nous avons aujourd’hui au Venezuela.

Ce rapport manipulé cache de façon suspecte ou minimise des crimes horribles commis pendant cette période.

Des groupes fascistes ont brûlé vifs des êtres humains comme des torches humaines, ont pratiqué d’abominables lynchages. Ils ont assassiné 11 membres des forces de sécurité. Ils ont attaqué des établissements militaires. Ils ont détruit des biens publics et privés. Ils ont poussé sur les médias digitaux (Twitter, Facebook) des cris de guerre et se sont réjouis de la mort de compatriotes. Il sont lancé des excréments humains sur des agents de l’ordre public pour souiller leur dignité et provoquer ainsi une riposte violente de leur part qui provoquerait un bain de sang et justifierait une intervention militaire étrangère.

Par chance, ces serviteurs publics ont conservé une attitude digne et stoïque et observé un respect absolu des droits de l’homme.

Les groupes de l’opposition qui ont pratiqué la violence et le terrorisme ont séquestré, chez eux, des populations entières de Vénézuéliens de la classe moyenne. Ils ont bloqué les rues de leurs quartiers, en arrivant même à agresser – et même à assassiner – ceux qui essayaient de franchir ces barricades illégales pour se rendre à leur travail, à leur école, au marché ou dans des centres de santé.

Pour le Haut Commissaire et son Bureau, malgré les preuves énormes, irréfutables et dignes de foi apportées par le Gouvernement vénézuélien, ces crimes n’ont jamais existé.

Ces groupes ont aussi essayé d’empêcher par la violence et al terreur que le peuple vénézuélien exerce son droit d’élire au suffrage universel, direct et secret, l’Assemblée Nationale Constituante.

Néanmoins, le peuple vénézuélien a donné une répons héroïque et démocratique. Après l’élection de l’Assemblée Nationale Constituante, la tranquillité publique troublée par les violents et les terroristes est revenue. Avec la Constituante, la paix a triomphé.

Aujourd’hui, le Venezuela marche d’un pas ferme sur le chemin de la paix et du dialogue politique. La Constituante, qui est l’expression la plus vraie de l’exercice du pouvoir d’origine du peuple vénézuélien, a obligé les secteurs de l’opposition à recourir à la voie électorale.

Le Gouvernement du Président Nicolás Maduro a salué le fait que les secteurs de l’opposition aient inscrit leurs candidats aux élections des gouverneurs dans le cadre du Conseil National Electoral reconnaissant ainsi l’un des 5 pouvoirs qui composent les institutions démocratiques selon notre Constitution.

Il n’y a aucun doute sur le fait que le rapport du Bureau du Haut Commissaire cherche à justifier une intervention étrangère, même militaire, et à contribuer à la destruction tellement souhaitée par l’Empire des institutions démocratiques et au renversement du Président constitutionnel du Venezuela, Nicolás Maduro Moros.

Pendant la période en question se sont produits, certainement, des arrestations de personnes qui ont commis des crimes en flagrant délit. Il sont assassiné leurs propres partisans. Ils ont utilisé des armes mortelles pendant leurs incursions violentes. Ce ne sont pas des manifestants pacifiques qui ont exercé leurs droits constitutionnels. Ce sont, au contraire, des gens qui pratiquent le terrorisme et la violence et qui, dans n’importe quel pays civilisé, sont punis pour leurs crimes. Même ainsi, au Venezuela, ils jouissent du droit à un procès correct et à être défendus.

Il est opportun de rappeler que le droit à la manifestation pacifique et sans armes est pleinement garanti au Venezuela.

Il est regrettable que le Haut Commissaire s’occupe de stigmatiser l’Assemblée Nationale Constituante qui a été le fruit de la volonté majoritaire du peuple vénézuélien qui s’est exprimé de façon souveraine le 30 juillet 2017. Il est regrettable aussi qu’il attaque la Commission de la Vérité, de la Justice et de la Paix et de la Tranquillité Publique alors que celle-ci a conçu une politique et pris les mesures nécessaires pour éclaircir, par des investigations transparentes, tous les cas et chacun d’entre eux, dans lesquels il y a eu des victimes regrettables.

Cette instance aura pour mission non seulement de favoriser que justice soit faite sur les événements violents survenus à partir de 1999 jusqu’à maintenant mais aussi d’indemniser et d’aider comme il se doit les victimes et leurs familles pour renforcer la voie de la paix.

Le Haut Commissaire évoque « la crise économique et sociale du pays et l’augmentation des tensions politiques. » Mais il ne se préoccupe pas de mentionner le fait que les problèmes économiques qui existent certainement dans le pays sont la conséquence d’une guerre économique aggravée par les récentes sanctions économiques et financières imposées par le Gouvernement des Etats-Unis au Venezuela.

Le Haut Commissaire aurait dû tenir compte des déclarations des porte-paroles autorisés des Nations Unies qui ont condamné ces mesures coercitives unilatérales.

Nous appelons instamment le Haut Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et son Bureau à observer comme il se doit l’Etat de Droit et de Justice qui prévaut au Venezuela ainsi que les principes universels de respect de la souveraineté et de non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats.

Nous les exhortons également à ne pas soutenir ni avaliser à priori des personnes qui ont été signalées comme ayant commis des choses illicites ou des délits ou qui se sont écartées de leurs fonctions et des obligations qu’elles avaient conformément à la Constitution et à la loi.

Le Gouvernement Bolivarien réaffirme que la voie qu’il a choisie pour affronter le fascisme et la violence, c’est de garantir al paix en stimulant le dialogue et la compréhension avec tous les secteurs démocratiques du pays.

Le Gouvernement Bolivarien affirme, une fois de plus, son engagement envers la tolérance politique et le respect total de l’exercice des libertés démocratiques.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://www.resumenlatinoamericano.org/2017/08/30/venezuela-digna-y-contundente-respuesta-del-embajador-bolivariano-ante-la-onu-frente-a-informe-de-ese-organismo/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2017/08/venezuela-declaration-de-l-ambassadeur-du-venezuela-aux-nations-unies.html