Venezuela: Zizanie dans l’opposition…

Furieux, Henrique Capriles Radonski dirigeant du parti Primero Justicia a claqué la porte de la MUD – Table pour l’unité démocratique, la coalition des partis de l’opposition au régime de Nicolas Maduro, suite à la « trahison » des 4 gouverneurs de l’opposition qui ont prêté serment et reconnaissent ainsi de fait, l’Assemblée nationale constituante (ANC). Là où… l’Union Européenne, plus radicale encore que la MUD, refuse de reconnaître l’Assemblée constituante du Venezuela !

Les quatre gouverneurs de l’opposition qui se sont engagés à respecter l’ANC prêté sont tous membres du parti de droite, Action Démocratique (AD). Seul le gouverneur élu de l’État de Zulia, Juan Pablo Guanipa, du parti Primero Justicia (PJ), n’a pas prêté serment devant l’ANC. Le 18 octobre 2017, la MUD , avait pourtant officiellement déclaré que les cinq gouverneurs élus ne seraient pas assermentés devant l’ANC.

Les 18 gouverneurs de la révolution bolivarienne ont prêté serment devant l’ANC immédiatement après avoir remporté les élections et se sont engagés à travailler avec le plénipotentiaire pour assurer la stabilité économique et politique du pays.

Henrique Capriles Radonski a traité Ramos Allup de « tumeur » de la MUD et a dit que son parti, n’en ferait pas partie tant qu’il y siégerait. Il a également annoncé sa candidature présidentielle pour 2018. Sur ce, Ramos Allup a rappelé publiquement à Capriles les pots de vin reçu en 2012 par son assistant Juan Carlos Caldera durant sa campagne électorale focalisé d’ailleurs sur la lutte contre la corruption.

Le gouverneur de Táchira a reproché à Julio Borges, président de l’Assemblée Nationale – acquise à l’opposition – d’avoir déclaré les gouverneurs « traitres » persona non-grata. « Il est regrettable que l’Assemblée Nationale nous laisse seuls »… Les gouverneurs assermentés ont tenté d’assister à une session de l’Assemblée Nationale, amis le président de l’AN a refusé leur entrée.

Liborio Guarulla, gouverneur sortant de l’Amazonie et membre de l’opposition, a lancé une malédiction indigène au parti AD et la MUD. La malédiction du Dabucurí les condamnerait à la précarité, à des tourments et atroces souffrances jusqu’à la mort…

Depuis son exil aux Etats-Unis, Carlos Vecchio coordinateur de Volonté Populaire, le parti de Leopoldo Lopez, a exprimé un profond « rejet » à ceux qu’il questionne en tant que gouverneurs, par leur serment, bien qu’ils aient été élus par des votes.

Carlos Ortega, syndicaliste, membre de AD et ancien prisonnier en cavale a traité Ramon Allup de « monument pour la misère » et de « traître » du parti.
Ramos Allup dit que le traître, ce n’est pas lui. Il a accusé Julio Borges et le député Luis Florido d’avoir participé à des réunions secrètes avec les chavistes en République dominicaine.

Au nom Volonté Populaire, le vice-président de l’Assemblée Nationale, Freddy Guevara a annoncé que son parti n’ira pas aux élections municipales


Primero Justicia a publié une déclaration contre les gouverneurs AD, déclarant « inacceptable » leur serment. Ils disent que « pour une raison quelconque » le serment n’aurait pas dû être fait.

La gouverneure de Táchira, Laidy Gomez a critiqué les stratèges de la MUD : « Les philosophes de la politique nous ont demandé de partir en exil et de gouverner depuis Washington. »
Juan P. Guanipa, membre de Primero Justicia et gouverneur fraichement élu de Zulia a répondu à Laidy Gomez, en faisant une insinuation à son passée de comédienne : « Zulia ne se prostitue pas. »

Juan José Rendón, plus connu comme « J.J. Rendon », psychologue, stratège historique et cerveau de la campagne pour le MUD a déclaré à propos de la moribonde coalition, lors d’une émission télévisée: « Il s’agit d’un coma retardé. Ce qu’il faut maintenant, c’est l’euthanasie ».

Source: resumen latinoamericano / traduction : VeneSol