Les nouvelles sanctions de l’Union européenne contre la République bolivarienne du Venezuela

Ils bloquent économiquement le Venezuela au niveau international, implantent une guerre de cinquième génération, essaient de nous déstabiliser politiquement. Ils menacent d’intervenir militairement, bien qu’ils nous aient envahi culturellement depuis près d’un siècle. Tout cela et bien plus encore, sous prétexte qu’une prétendue dictature communiste sévit dans notre pays. Le Venezuela, qui a connu le plus grand nombre de processus électoraux ces dernières années, est accusé d’avoir un régime dictatorial.

Pendant ce temps, ils ferment les yeux sur le Brésil, où il y a eu un coup d’État, où il y a un gouvernement de facto et aussi des mobilisations quotidiennes massives contre le dictateur Temer. Sans parler de la Colombie, l’arrière-cour de l’armée américaine, où, chaque semaine, ils tuent des dirigeants et des leaders sociaux face à la complicité de l’État; sans qu’il y ait une seule déclaration d’organisations internationales pour rejeter de tels crimes.

En Catalogne, un référendum est illégal selon la monarchie espagnole et ses valets corrompus. D’autre part, pour ces mêmes personnes, il est légitime au Venezuela que la Mesa de la Unidad Democrática (la table ronde de l’unité démocratique) organise un plébiscite et ignore le gouvernement national ou l’assemblée nationale constituante. Ils parlent de démocratie mais ils continuent à défendre le colonialisme et l’existence de la monarchie dans des pays européens, d’Afrique et d’Asie… Paradoxes de la géopolitique internationale.

Les grands violeurs des droits de l’homme reconnus coupables viennent parler du Venezuela à l’ONU et de la soi-disant dictature à laquelle le peuple serait soumis. Mais en aucun cas, ils ne parleront de ce qui se passe dans leurs pays ni de la répression brutale que leur peuple subit de la part des organismes de sécurité. Ils n’évoqueront pas non plus les millions de morts dont ils sont responsables en dehors de leurs pays avec leurs guerres et leurs stratégies déstabilisatrices pour s’emparer de territoires étrangers. Et pour rien au monde, ils ne reconnaîtraient que la migration africaine, latino-américaine et asiatique est liée à leurs pratiques interventionnistes bien connues. Ils ne parlent jamais de leurs grands intérêts cachés.

Ils ne disent pas la vérité: ils sont en faillite et ont besoin des ressources naturelles d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique pour continuer à maintenir leurs « États providence » frauduleux.

Les monarchies de l’Union européenne.

Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont approuvé ce lundi 13 novembre 2017 des sanctions économiques contre le Venezuela, y compris un embargo sur les armes, accusant les élections régionales du mois dernier d’aggraver la crise dans le pays sud-américain.

Soucieux de ne pas pousser davantage Caracas vers l’effondrement économique et politique, les gouvernements de l’UE se sont abstenus d’identifier des individus spécifiques, laissant la divulgation des noms pour une étape ultérieure afin de persuader le président Nicolás Maduro de calmer la situation.

« Tout ce que nous faisons vise à rechercher un dialogue entre le gouvernement et l’opposition afin de trouver une solution démocratique et pacifique », a déclaré le ministre espagnol des Affaires étrangères, Alfonso Dastis, aux journalistes à l’issue d’une réunion avec ses homologues où les sanctions ont été décidées.

L’Espagne fait pression depuis longtemps pour imposer des sanctions à ceux qui sont proches de Maduro, à ceux que les Etats-Unis accusent d’instaurer une dictature, mais l’UE est divisée sur la question de savoir qui cibler.

Dans une déclaration commune, les 28 ministres de l’UE ont déclaré que la base juridique des interdictions individuelles de voyager vers l’Union et du gel des avoirs dans la zone euro « sera utilisée progressivement et avec souplesse et pourra être étendue ».

Dans un communiqué, les ministres ont déclaré que les élections régionales tenues le 15 octobre au Venezuela ont marqué un tournant qui a durci la position de l’UE, parce qu’elles se seraient tenues au milieu « de nombreuses irrégularités ».

Les résultats semblaient favoriser le gouvernement Maduro, alors que les sondages avaient suggéré que l’opposition gagnerait facilement une majorité. En fin de compte, l’opposition a seulement gagné quelques gouvernorats, selon le conseil électoral gouvernemental.

Les ministres de l’UE décideront qui sanctionner à un stade ultérieur, mais ont déclaré qu’ils se concentreraient sur les forces de sécurité, les ministres et les institutions gouvernementales accusés (??) de violations des droits de l’homme et de « non-respect des principes démocratiques ou de l’état de droit » (1).

Bruxelles.- Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté lundi une série de mesures, y compris un embargo sur les armes et un cadre juridique sur les futures sanctions à l’encontre « des responsables de violations graves des droits de l’homme », dans le but de « favoriser » un dialogue au Venezuela.

À cette fin, le conseil a donné aujourd’hui son feu vert à la base légale pour créer une liste de personnes sanctionnées à qui ils gèleraient leurs avoirs ou interdiraient l’entrée sur le territoire communautaire, mais pour le moment il n’y a aucun membre.

Des sources européennes ont reconnu que des noms étaient envisagés pour cette liste, sans donner plus de détails, bien qu’il s’agisse d’attendre pour voir si l’embargo sur les armes et le matériel, pouvant être utilisés dans les émeutes, a un effet et s’il favorise le retour au dialogue entre le gouvernement et l’opposition.

Les ministres ont expliqué que les mesures adoptées aujourd’hui seront utilisées de manière « graduelle et flexible » et qu’elles pourront être « étendues » à ceux qui « ne respectent pas les principes démocratiques ou l’Etat de droit » ou qui sont impliqués dans « des violations des droits de l’homme » .

Les mesures comprennent un «embargo sur les armes et le matériel connexe qui pourrait être utilisé pour la répression interne, ainsi qu’un cadre juridique pour l’interdiction de voyager et le gel des avoirs» pour les responsables de violations des droits de l’homme dans le pays, a indiqué l’AFP.

Les ministres ont également souligné qu’ils seraient en mesure d’inverser les sanctions « en fonction de l’évolution de la situation dans le pays ».

Ils ont notamment évoqué la tenue de négociations «crédibles et significatives», le respect des institutions démocratiques, l’adoption d’un calendrier électoral complet et la libération de tous les prisonniers politiques.

Dans le même contexte, ils ont souligné que ces mesures restrictives « n’ont pas été conçues pour nuire à la population vénézuélienne », dont c’est l’urgence de leur situation « que l’UE veut alléger ».

« Comme toujours, tout ce que nous faisons vise à encourager le dialogue entre le gouvernement et l’opposition afin de parvenir à une solution pacifique, démocratique et concertée dela situation au Venezuela », a déclaré le ministre espagnol Alfonso Dastis à son arrivée à la réunion.

L’UE se joint au Canada et aux États-Unis pour adopter des sanctions, bien que celles de Washington soient allées plus loin, interdisant à ses citoyens et à ses entreprises de négocier des dettes émises par le gouvernement vénézuélien et sa compagnie pétrolière publique PDVSA, au moment où le pays est au bord du défaut de payement (2).

Ramiro Gómez

Source: http://www.rebelion.org/noticia.php?id=234017

(1) http://www.panorama.com.ve/politicayeconomia/Union-Europea-aprobo-sanciones-contra-Venezuela-incluye-embargo-de-armas-20171113-0002.html

(2) http://www.eluniversal.com/noticias/politica/impone-sanciones-venezuela-para-favorecer-dialogo_677497