Le Venezuela condamne catégoriquement les déclarations d’Emmanuel Macron

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela condamne énergiquement les déclarations inacceptables faites le vendredi 26 janvier 2018 par le Président de la République Française Emmanuel Macron dans lesquelles il calomnie le Gouvernement démocratique du Venezuela et demande d’augmenter les sanctions de l’Union Européenne contre le Peuple vénézuélien, ce qui constitue une action hostile et inamicale du dirigeant d’une Nation avec laquelle le Venezuela a cultivé des liens historiques et fraternels.
La République Bolivarienne du Venezuela voit avec inquiétude le fait que le chef du Gouvernement français, en faisant appel à l’offense et à l’adoption de mesures contraires au Droit International, viole non seulement le principe de libre détermination des peuples et celui de la non-intervention dans les affaires intérieures des Etats souverains mais ne respecte pas la devise française « Liberté, égalité, fraternité » en cherchant à devenir une copie conforme du Gouvernement suprémaciste des Etats-Unis d’Amérique qui, obstinément, cherche à causer l’angoisse parmi la population vénézuélienne et à attiser le conflit dans le pays.
Enfin, il est inacceptable pour la République Bolivarienne du Venezuela que le Président de la République Française prétende remettre en question la légitimité, la pertinence et la transparence des Pouvoirs Publics et des institutions consacrées dans notre Constitution. Pour cela, le Gouvernement Bolivarien exhorte le Gouvernement français à orienter les relations bilatérales vers le dialogue constructif et respectueux qui se traduirait par des relations mutuellement bénéfiques et loin des vieilles pratiques d’intimidation qui caractérisaient la Francia colonialiste révolue.
Caracas, 27 janvier 2018
source en espagnol : correo del orinoco  / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Communiqué de Solidarité Bolivarienne, 28 janvier 2018

Solidarité Bolivarienne condamne avec la plus grande fermeté les déclarations irresponsables d’Emmanuel Macron qui foule aux pieds le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et, comme le dit très justement le communiqué du Gouvernement Bolivarien, ne respecte pas la devise de la République Française : « Liberté, égalité, fraternité. »
Depuis notre Révolution et la formation de notre Assemblée Nationale Constituante le 17 juin 1789, beaucoup d’eau a coulé sous les ponts mais nous aimerions penser que la volonté du peuple est toujours sacrée dans notre pays et que ce caractère sacré ne s’applique pas qu’à nos citoyens mais à tous les peuples du monde.
La République Bolivarienne du Venezuela a elle aussi convoqué une Assemblée Nationale Constituante pour faire entendre la voix du peuple et en cela, elle doit être respectée. Il n’est pas acceptable qu’un chef d’Etat remettre en question les institutions démocratiquement mises en place par un autre Etat.
Il n’est pas acceptable qu’un bloc de pays sanctionne des fonctionnaires du Gouvernement d’un pays étranger qui ne font rien d’autre qu’appliquer la volonté du peuple qui s’exprime à travers les institutions qui ont été mises en place conformément à la Constitution de ce pays. Et que le dirigeant d’un pays « démocratique » demande plus de sanctions…
Où est la démocratie dans une telle attitude ? Puisque la démocratie est censée être l’exercice du pouvoir par le peuple… Et où est la liberté, dont chaque peuple est censé jouir ? Où est l’égalité, avec laquelle chaque peuple est censé être traité ? Et où est la fraternité, alors qu’on menace, qu’on sanctionne, qu’on intimide ? Il serait temps que le Président de la République Française se souvienne que notre devise n’est pas une suite de mots vides de sens…
Pour Solidarité Bolivarienne
la présidente, Françoise Lopez

28 Janvier 2018