Le Venezuela déclassée

Il ne faudra plus attendre 15 ou 25 ans pour connaître les auteurs, le nom des mercenaires, des traîtres, des acteurs d’avant-plan et des « figurants » de la conspiration colossale contre le Venezuela. Des crimes et des criminels mentionnés sur des documents ont été déclassés par l’Agence Centrale d’Intelligence. Le cynisme à ciel ouvert.
Deux décennies se sont écoulées depuis le meurtre et le renversement du président Salvador Allende, pour que les États-Unis admettent ce que tout le monde savait. Ils ont ouvert le livre où il disent : « nous avons fait Cela ». Sans scrupules : so what ?
Je reviens toujours aux pages du livre d’ Ernesto Carmona, « Chile desclasificado » (le Chili déclassé, Documents secrets du FBI, du Pentagone et de la CIA), publié 25 ans après la conjuration contre Allende. Dans ses pages défilent des vendus, des convertis, des tortionnaires, une ONG, des journalistes « indépendants », des clowns, des animateurs, des comédiens, des intellectuels, des médias « libres » comme El Mercurio, des receleurs et contenez votre nausée.
Avec la patrie de Bolivar et de Chavez, l’empire met à nue sa supériorité en puissance. Celle de ses laquais, ses toutous. Le directeur de l’Agence Centrale d’Intelligence, Mike Pompeo, déclare que « les sanctions des États-Unis contre le Venezuela répondent à des rapports élaborés la CIA ». Mr Pompeo est également propriétaire d’une compagnie de pétrole et a eu des liens financiers avec Exxon-Mobil. Ceci pouvant expliquer les sanctions appliquées contre Pdvsa.
La confession cynique vient de la CIA, ceux qui murmurent à l’oreille du Groupe de Lima, du Canada et l’Union Européenne. Depuis le coup d’État raté de 2002 et le sabotage pétrolier de la même année, jusqu’aux fréquents coups de pied donné sous la table de dialogue en République dominicaine, la Maison Blanche se faisait plutôt discrète. C’est pour cela que toute guarimba (émeutes violentes) a sa paie et tout harcèlement collectif sa green card. Peut-être que l’unique sincère dans tout cela a été Kuczynski, ayant défini le Groupe de Lima comme niche municipale de Washington DC.
Avec le déclassement du « dossier Venezuela » en temps réel – un cas unique dans l’histoire-, les État-Unis dégainent ses pistolets sur la voie publique et révèle son « top secret » avant le crime.
Seul l’opposition vénézuélienne nie ce que l’empire yankee proclame : nous finançons de la guerre économique jusqu’au terrorisme en passant par la mort.
Earle Herrera
Journaliste, écrivain et Professeur UCV

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