Lettre de Zapatero à l’opposition vénézuélienne

Saint-Domingue, le 7 février 2018
Messieurs,
Après avoir travaillé sans relâche pendant 2 ans pour une coexistence pacifique, démocratique pour surmonter les problèmes économiques et sociaux du Venezuela et dans l’esprit de réconciliation de tous les Vénézuéliens et après d’énormes efforts de dialogue, soutenus ces derniers mois par l’effort exemplaire du président et du chancelier de la République Dominicaine avec l’accompagnement d’un groupe de pays amis.
Cela s’est achevé par un consensus de base pour un grand accord qui suppose un espoir réel et courageux pour l’avenir du Venezuela et qui s’est concrétisé dans un document présenté aux parties qui donne une réponse aux questions essentielles discutées pendant des mois, à savoir, l’accord pour des élections avec des garanties et un consensus sur la date des élections, la position concernant les sanctions contre le Venezuela, les conditions de al Commission sur la Vérité, la coopération face aux défis sociaux et économiques, l’engagement pour une normalisation des institutions, les garanties pour la mise en œuvre de l’accord et l’engagement pour un fonctionnement et un développement tout à fait normal de al politique démocratique.
D’une façon qui m’a surpris, le document n’a pas été signé par les représentants de l’opposition. Je ne juge pas les circonstances ou les raisons mais mon devoir est de défendre la vérité et mon engagement est de ne pas considérer comme perdu un engagement historique entre Vénézuéliens.
C’est pourquoi je vous demande, en pensant à la paix et à la démocratie, que votre organisation signe officiellement l’accord que je vous envoie puisque le Gouvernement s’est engagé à respecter scrupuleusement ce qui a été décidé.
Je formule cette demande parce que je suis profondément convaincu de la nécessité de cet accord et que je me suis engagé pour qu’il soit mis en œuvre.
J’espère que vous répondrez favorablement,
Cordialement,
FDO José Luis Rodriguez Zapatero
Source en espagnol : resumen latinoamericano / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos