Volonté Populaire demande l’arrêt des prêts au Venezuela pour « augmenter la mauvaise qualité de vie des Vénézuéliens »

Juan Guaidó, député du parti Volonté Populaire a été clair concernant les raisons pour lesquelles ils encouragent à l’étranger la non-reconnaissance de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC) et pour lesquelles l’opposition ne participe pas aux élections présidentielles :

« La non-reconnaissance de l’ANC, c’est, par exemple, pour qu’il n’y ait pas de prêts pour le Venezuela, ce qui non seulement aboutit à ce qu’ils ne vont plus pouvoir continuer à voler l’argent mais aussi à la mauvaise qualité de vie des Vénézuéliens, ce qui doit aboutir à des pressions sur ce régime. »

Ses déclarations, faites dans l’émission Conclusions de CNN en Espagnol, surviennent quelques heures après qu’il ait rencontré Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA) et contredisent la version généralement diffusée par les dirigeants d’opposition qui allèguent que le seul coupable de la crise que vit actuellement le Venezuela est soi-disant le Gouvernement.

Ils donnent à entendre que l’aggravation de la qualité de vie des Vénézuéliens est causé par leurs actions pour que certains pays refusent au Venezuela l’accès aux crédits. Ils donnent à entendre aussi que cette situation n’a qu’un but politique : provoquer des protestations de rue et créer les conditions pour chasser Nicolás Maduro du pouvoir.

Volonté Populaire a été l’un des partis qui ont organisé les protestations violentes ou “guarimbas” de 2014 qui ont fait 43 morts et de 2017 qui ont fait presque 150 morts.

Guaidó a signalé que l’une de ses réussites a été d’arriver à ce que la désobéissance de l’Assemblée Nationale décrétée par le Tribunal Suprême de Justice en août 2016 se traduise par « refuser la possibilité de prêts » par de nombreux pays. « Conclusion : la crise humanitaire, le siège international qu’ils ont, suite à des violations des droits de l’homme et à des affaires de corruption. »

L’Assemblée Nationale vénézuélienne a été déclarée dans l’illégalité (en désobéissance) par le Tribunal Suprême de Justice en 2016 après qu’elle ait fait prêter serment à 3 candidats de l’état d’Amazonas: Julio Ygarza, Nirma Guarulla et Romel Guzamana, suspendus par le TSJ en décembre 2015. La suspension était due au fait qu’à ce moment-là, des enregistrements avaient été diffusés montrant le personnel du gouvernement de l’état en train de donner de l’argent et des pots-de-vin en échange de voix aux élections des députés de décembre 2015.

Etape suivante : que l’opposition ne participe pas aux élections

Loin de s’unir démocratiquement pour les élections présidentielles qui devraient avoir lieu avant le 30 avril et qui, selon ce qu’a indiqué Jorge Rodríguez lundi, seront suivies par « une large mission d’observation électorale internationale, » Guaidó a expliqué que l’étape suivante, pour Volonté Populaire, est de convaincre les acteurs de l’opposition de se retirer de ces élections. « Le scénario des élections (…) donne l’occasion aux agents qui sont contre et d’opposent de pouvoir se rassembler (…) Nous, nous pensons qu’il faut choisir une formule qui n’est pas nécessairement de participer aux élections. Nous pouvons décider de ne pas y participer parce que les conditions ne sont pas réunies. »

Guaidó déclare que si l’opposition ne participe pas aux élections présidentielles, le rejet international du Gouvernement vénézuélien augmentera : « Ce serait un simulacre électoral, des élections internes au PSUV. Elles ne seraient pas reconnues par le reste du monde. »

Le parti Volonté Populaire participait à la table de dialogue entre le Gouvernement vénézuélien et l’oppsoition à Saint Domingue mais selon Guaidó, ils se sont retirés de la table à cause « du manque de garanties » et « des conditions minimales pour pouvoir participer. »

Il a indiqué avoir rencontre lundi le secrétaire général de l’Organisation des Etats Américains (OEA), Luis Almagro, avec qui a été évoqué le sujet des élections présidentielles et de la déclaration d’une éventuelle « urgence humanitaire. » Le Gouvernement vénézuélien a insisté sur le fait que, pour faire cette sorte de déclaration, ils doivent lever les sanctions prises par le Gouvernement étasunien et par l’Union Européenne qui l’empêchent d’acheter des médicaments, des aliments et des matières premières à cause du blocage de ses comptes dans les banques internationales.

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol :

http://albaciudad.org/2018/02/voluntad-popular-insta-a-que-cesen-prestamos-a-venezuela-para-aumentar-la-mala-calidad-de-vida-del-venezolano/

URL de cet article :

http://bolivarinfos.over-blog.com/ 2018/02/venezuela-volonte-populaire-demande-l-arret-des-prets-au-venezuela-pour-augmenter-la-mauvaise-qualite-de-vie-des-venezueliens.html