Zapatero : le grand accord politique au Venezuela

L’ex-président du Gouvernement espagnol qui accompagne le processus de dialogue entre le Gouvernement et l’opposition, José Luis Rodríguez Zapatero, a déclaré dimanche que le Venezuela aura besoin de construire un grand accord national après le 20 mai, date des élections présidentielles.« Je vois qu’on a besoin, à mon modeste avis, sans but d’ingérence, au Venezuela, d’un grand accord que puisse-t-il se construire après le 20 mai, avec tous ceux qui veulent participer, un grand accord politique pour restaurer et réformer ce qu’il faut faire en politique, en économie et dans le domaine social », a dit Zapatero.Il a signalé que cet accord doit se faire après le 20 mai parce que ce sera un grand accord qui demandera « de gros efforts et un grand patriotisme et cela suppose s’être prêt à gagner ou à perdre, cela suppose d’être prêt à abolir la rancoeur, la haine, la sensation d’exclusion, le refus de celui qui ne pense pas comme toi mêle s’il pense très différemment. Il faut abolir toutes ces choses parce que c’est la science de la coexistence. »Il a assuré que les gens se passionnent pour leurs idées mais que finalement, ce qui reste dans l’histoire, c’est « Qu’est-ce que tu as apporté à la coexistence ? As-tu apporté de bonnes valeurs ? Est-tu préoccupé par le fait que les enfants, dans les écoles vénézuéliennes, reçoivent les valeurs de tolérance, de respect, d’éducation? »Lors d’une interview réalisée par la chaîne privée Venevisión, Rodríguez Zapatero a recommandé le dialogue comme seule issue pour arriver à la coexistence dans le pays. « Seul le dialogue, seule une persévérance pour chercher des accords, de la compréhension, la coexistence, le consensus bien que cela semble presque impossible est la solution pour le Venezuela à long terme. »Il a souligné que le dialogue est l’essence de la politique et qu’il est nécessaire pour trouver une solution viable pour le pays. « Quand quelqu’un t’insulte, alors, réponds-lui avec une idée, quand quelqu’un te discrédite, réponds-lui avec une proposition, quand quelqu’un ne veut pas parler avec toi, rappelle-le parce que le dialogue est l’essence de la politique et on ne perd jamais de temps à parler et parler, » a-t-il déclaré.« Pour moi, au Venezuela, il doit y avoir un dialogue, abolir la rancoeur, la haine là où il peut y avoir le respect, fomenter le respect, la confiance, la reconnaissance, il y a toujours quelque chose de bon dans l’opposition et il y a quelque chose de bon dans le Gouvernement et quelque chose de très bon dans l’ensemble du peuple vénézuélien qui mérite, qui a le droit que ses représentants politiques se mettent d’accord. »Message aux étrangers qui vivent au Venezuela Il a aussi recommandé aux étrangers qui vivent au Venezuela de ne pas donner en exemples les autres pays mais il a déclaré qu’ils avaient l’obligation d’aider le pays.« L’Espagne est passée par des moments très difficiles et le Venezuela a aidé l’Espagne et moi, modestement , en tant qu’Espagnol et en tant que pays frère, si je peux aider le Venezuela de quelque façon que ce soit, je le fais avec plaisir car depuis ces dernières années, c’est presque mon second pays. »Texte/Sandra Izarrasource en espagnol : correo del orinoco / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos