Nicolas Maduro : Occupons les terres pour qu’elles produisent ! C’est pour cela que je suis président !

Après que le procureur général de la République, Tarek William Saab, a fait libérer 32 paysans de El Vigía (dont un bébé de cinq mois), injustement incarcérés durant 11 jours pour avoir occupé des terres en friche… La situation s’est finalement retournée contre les fonctionnaires corrompus par des grands propriétaires terriens qui voulaient les chasser de ces terres. Le mouvement paysan cherche justement à récupérer ces terres afin de les rendre productives.

Dans une déclaration hier émise en direct sur la chaine nationale, le président Nicolas Maduro appelle à « en finir avec la mentalité de résistance et à construire une mentalité offensive. Le peuple doit prendre conscience de son pouvoir. Vous n’auriez jamais dû vous laisser faire prisonnier ! ».
Il a également exigé une enquête sur les diverses expulsions dont sont victimes les paysans ces dernières semaines dans plusieurs États du pays, dans le but de « punir sévèrement tous les complices des grands propriétaires terriens au sein du gouvernement bolivarien ». Sur ordre présidentiel il a fait interdire sur le champ toute expulsion des paysans sur des terres occupées et à fait remettre 44.000 hectares au mouvement paysan, pour le 18 avril. Ce jour-là sera célébrée la remise de 6 millions d’hectares au mouvement paysan honorant la loi de la terre approuvée par Hugo Chavez en 2001.
Les terres du Venezuela ont commencé à se démocratiser avec la révolution bolivarienne, avec sa Constitution et la loi de la terre. Le président Maduro a également appelé l’assemblée nationale constituante à approfondir cette démocratisation afin que la terre soit rendue à ceux qui la travaillent. « Si l’on donne ces terres aux paysans c’est justement pour qu’ils puissent produire, pour qu’on puisse y investir, planter des semences et produire des aliments. » Il a exigé que ses ministres élaborent un plan de production (riz, haricots, lait, viande, maïs, soja, manioc, canne à sucre, etc.) pour ces six millions d’hectares et a donné rendez-vous à l’état major du mouvement paysan pour le 25 avril afin d’étudier ensemble le plan de production et octroyer les fonds qui lui seront nécessaires.
Après avoir octroyé le titre de propriété socialiste et bien agricole à trois communautés productives, dont précisément les 32 paysans de El Vigía organisés au sein du Large Front de Résistance Paysane ils ont profité de l’occasion pour dénoncer publiquement les complices des grands propriétaires terriens au sein des institutions publiques. Ils ont également annoncé que la propriété occupé, La Magdalena sera rebaptisé Juana Maria, en mémoire de l’enfant qui fût emprisonné avec eux durant 11 jours.
En réponse directe, Nicolas Maduro a fustigé les complices des grands propriétaires terriens : « Je ne veux plus de grands propriétaires terriens en cavale, des grand propriétaires fonciers dans le gouvernement bolivarien !  Ceux qui ont incarcéré cet enfant doivent aller en prison ! Je crois plus dans cette humble paysanne que dans ces bureaucrates. Je ne crois pas dans les bureaucrates. » Pour finir avec : « Occupons les terres pour qu’elles produisent ! C’est pour cela que je suis président ! (…) Nous avons besoin de plus de mouvement paysan… Nous allons unir nos forces ! »
Venesol