19 ans de harcèlement des Etats-Unis

Dès l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir la conspiration et l’attaque de a Révolution Bolivarienne par l’ambassade étasunienne a commencé. Nicolás Maduro et Hugo Chávez se sont vus obligés d’expulser 1 ambassadeur, 2 chargés d’affaires, des fonctionnaires, des civils et des militaires et la DEA, accusés de tentatives de déstabilisation.
Le président Nicolás Maduro a annoncé jeudi dernier au pays sur une chaîne nationale de radio et de télévision, lors de son investiture à l’ANC en tant que président élu, sa décision d’expulser le chargé d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis Todd Robinson et le chef de la section politique de cette ambassade Brian Naranjo. Tous 2 sont accusés d’ingérence dans la politique vénézuélienne et de participer à des activités de conspiration.
« L’Ambassade des Etats-Unis est un nid d’espions, » a-t-il déclaré récemment.
Cette mesure d’expulsion des diplomates est le dernier chapitre des relations déjà tendues entre l’Empire du Nord et la patrie de Simón Bolívar, des relations qui se sont détériorées peu à peu dès que le commandant Hugo Chávez est arrivé au pouvoir en 1999, prêt à construire une patrie libre, souveraine et indépendante de tout pouvoir hégémonique.
Todd Robinson s’ajoute à une longue liste de diplomates étasuniens et de conseillers militaires invités à quitter le Venezuela pour leurs liens ouverts ou secrets avec des activités de conspiration, des « coups d’Etat doux, » l’organisation de guarimbas, de la guerre économique et l’incitation de militaires vénézuéliens à faire un coup d’Etat sous l’hypocrite prétexte d’en finir avec la dictature, de rétablir la démocratie » et la liberté.
Le départ de Robinson coïncide avec la décision du Gouvernement de Donald Trump de serrer encore plus la ceinture et de durcir le blocus économique du Venezuela et les sanctions financières destinées à asphyxier financièrement PDVSA à l’étranger.
Robinson, un Afro-descendant, journaliste et expert en Amérique Latine, est très peu resté au Venezuela. Le 5 décembre 2017, il a été accrédité comme représentant des Etats-Unis au Venezuela après avoir été ambassadeur au Guatemala jusqu’en septembre de cette année-là. Son déménagement à Caracas a suscité certaines suspicions puisqu’il rétrogradait de sa charge antérieure d’ambassadeur à celle de chargé d’affaires. Mais monsieur Robinson venait faire un petit travail et remplir une fonction, selon certains analystes : en finir avec la Révolution Bolivarienne.
Robinson, on le définit comme l’un de ces diplomates étasuniens spécialistes dans le sale boulot envers des Gouvernements gênants, c’est à dire, si possible sans tirer une balle ni recourir à des méthodes du passé comprenant des coups d’Etat militaires et des dictatures atroces.
« Le Guatemala, en 2015, a été un terrain d’essais. Là, il a essayé ce modèle dont le but est d’intoxiquer l’opinion publique et de faire penser à la population qu’elle peut agir pour changer les choses mais en prenant soin qu’on ne touche pas au système… Le drapeau utilisé a été la lutte contre la corruption et faire croire aux gens que cette épidémie est l’origine de toues les calamités dont ils souffrent. C’est un coup de maître : utiliser quelque chose qui existe réellement, en faire la cause des problèmes comme la pauvreté et les inégalités et lancer la population dans les rues avec le soutien d’institutions plus ou moins fiables et de cette façon, lever du milieu un Gouvernement qui, pour une raison ou une autre, gêne les Etats-Unis, » dit un article du site Cubadebate.
Robinson a même évoqué publiquement l’option ouverte du coup d’Etat organisé par des militaires vénézuéliens.
Yankees, go home !
Les relations entre le Venezuela et les Etats-Unis ont été les plus froides quand le président Barack Obama, en mars 2015, a qualifié le Venezuela de « menace inhabituelle et extraordinaire. »
En septembre de l’année dernière, le président Nicolás Maduro a déclaré que les relations avec les Etats-Unis étaient à leur pire moment après que Donal Trump ait évoqué la possibilité d’une invasion militaire du Venezuela.
Maduro a dit dans une conférence de presse que l’objectif des élites étasuniennes est « d’occuper militairement et de soumettre le Venezuela aux desseins de ses transnationales et des agents du pouvoir » mais il a écarté la possibilité que son Gouvernement cède aux « chantages » et à la « campagne mondiale de diffamation » qu’il a assuré que le Venezuela affronte.
Le Département d’Etat des Etats-Unis, avec la rhétorique et la façon de s’exprimer qu’il utilise habituellement, a déclaré dans un communiqué que tandis que le Gouvernement de Maduro continue à se comporter comme « une dictature autoritaire », ils sont prêts à mettre « tout le poids économique et diplomatique étasunien » au service du peuple vénézuélien et de ses efforts pour rétablir sa démocratie.
Dans la valse des tensions diplomatiques, en mars 2013, le Venezuela s’est vu obligé d’expulser de son territoire 2 conseillers militaires nord-américains accusés de récupérer des officiers vénézuéliens pour qu’ils se joignent à un plan de déstabilisation.
En septembre de la même année, il a appliqué la même mesure à 3 autres diplomates de l’ambassade parmi lesquels la chargée d’affaires Kelly Keiderling. Ils étaient accusés d’avoir des relations avec l’extrême-droite et de favoriser le sabotage du système d’électricité. 
« Hors du Venezuela, Yankees, go home ! » s’est écrié Nicolás Maduro pendant une cérémonie militaire. Occupez-vous de vos oignons
Bien que les attaques des Etats-Unis contre le Venezuela se soient intensifiées avec l’arrivée d’Hugo Chávez au pouvoir, au XIX° siècle déjà, en 1818, encore dans le fracas de la guerre d’indépendance, le Libérateur Simón Bolívar lui-même s’est vu forcé de mettre dehors l’agent des Etats-Unis d’Amérique du Nord, monsieur B. Irving, quand l’armée patriote a arrêté 2 embarcations de ce pays qui fournissaient des armes aux Espagnols.
Le Libérateur a été le premier Latino-américain et le premier Vénézuélien à exiger que la colosse du Nord naissant « s’occupe de ses oignons » (bien qu’à cette époque, on n’ait pas utilisé cette expression.) De ces années sont nées ses remarques prophétiques disant que « les Etats-Unis semblent destinés par la Providence à remplir de misère l’Amérique Latine au nom de la liberté. »
Chávez a évoqué plusieurs fois cet incident en lisant la lettre que Bolívar a envoyée à monsieur Irving. 
Sous son mandat, le Commandant s’est vu obligé de prendre des mesures drastiques et sévères pour freiner les agressions permanentes et les conspirations tramées à partir de l’ambassade étasunienne. Il leur a même demandé de « s’occuper de leurs oignons » bien que souvent, il l’ait dit en des termes plus durs.
Prenant une décision sans précédent, Chávez a ordonné l’expulsion de la DEA du Venezuela, également accusée d’activités de conspiration. Il a également expulsé l’ambassadeur yankee Patrick Duddy en septembre 2008.
Le 24 avril 2005, Chávez a mis fin à toute opération et à tout échange militaire avec  les Etats-Unis pour faire respecter notre indépendance et notre souveraineté nationale.
Il a également expulsé des conseillers militaires qui conspiraient et leur a ordonné de quitter le bureau dont ils disposaient à Fuerte Tiuna.
T/ Manuel Abrizo
Source en espagnol : correo del orinoco / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos