Cinq réponses aux cinq phrases les plus répétées sur le Venezuela

Voici les cinq phrases les plus souvent répétées dans les médias hégémoniques contre le Venezuela.

1- « Il n’y a pas de démocratie »: Vingt-quatre élections ont eu lieu au Venezuela depuis 1998, année où Hugo Chávez a été élu président et a initié un processus de démocratisation des pouvoirs de l’État avec des niveaux élevés de participation du peuple aux décisions de la vie politique, économique, culturelle et organisationnelle. C’est ce qu’on appelle une démocratie participative et protagonique. De plus au Venezuela, le vote n’est pas obligatoire, et même ainsi, le pourcentage de participation au cours des deux dernières décennies est supérieur à 70%, plus élevé qu’aux États-Unis, en Espagne, en Colombie, au Pérou ou au Chili. Depuis 11 ans, le Venezuela utilise le vote électronique ou automatisé, ce qui permet de faciliter le processus de vote et de protéger les résultats.

2- « Les élections sont arrangées pour Maduro »: Le pouvoir public national est divisé en pouvoir législatif, exécutif, judiciaire, citoyen et électoral, ce qui signifie que, contrairement à d’autres pays où il n’y a que 3 pouvoirs, au Venezuela il existe un pouvoir différencié de l’exécutif qui assume les processus électifs. Le système électoral vénézuélien a été reconnu par des observateurs internationaux, tels que l’Union des nations sud-américaines (UNASUR) et le centre Carter (des États-Unis, James Carter), comme l’un des plus fiables et des plus modernes au monde.

3- « Il y a une crise économique »: Oui, mais il faut différencier les crises engendrées par les gouvernements eux-mêmes (comme Macri et sa politique néo-libérale qui ne profite qu’au système financier) des crises induites par les secteurs financiers nationaux et internationaux menés par le gouvernement américain contre le Venezuela à travers le gel des comptes, le sabotage du taux de change, l’extraction du papier-monnaie, la thésaurisation, les pénuries et la guerre des médias. Malgré les effets de 5 années de guerre économique, le gouvernement bolivarien met en œuvre des actions pour garantir la stabilité et la paix dans le pays: augmentation du salaire minimum intégral, augmentation permanente de l’investissement social, 2 millions de maisons construites et livrées aux familles des secteurs les plus vulnérables. Livraison directe de nourriture à plus de 6 millions de familles par l’intermédiaire du programme des comités locaux d’approvisionnement et de production (CLAP). Lancement du système de crypto-monnaie Petro avec une réelle sauvegarde des réserves de pétrole.

4- « Migrations et exils politiques »: Produit des conditions auxquelles le peuple vénézuélien est soumis par la guerre économique, beaucoup ont décidé de tenter leur chance en cherchant du travail temporaire en dehors de leur pays, comme cela s’est passé avec des millions de compatriotes centre-américains et de la région andine qui depuis des décennies ont migré de leurs pays. Mais un discours a été construit à partir des secteurs anti-Chavez : la situation du Venezuela est une catastrophe parce qu’il est gouverné par le « populisme », « le communisme », etc. Maintenant, que pouvons-nous dire à propos du Mexique? Avec ses 41 millions de Mexicains vivant aux États-Unis, que dire de la Colombie? On estime que près de 5 millions de Colombiens vivent au Venezuela, 900 000 aux États-Unis, 135 000 en Espagne. On estime que 38 000 Vénézuéliens vivent en Argentine alors qu’il y a 87 574 demandes de résidence temporaire ou permanente de citoyens colombiens.

5- « De nombreux pays dénoncent le Venezuela »: Voici les gouvernements d’Amérique latine dont la politique internationale est basée sur la dénonciation exclusive du Venezuela:

Mexique: Avec 1035 journalistes assassinés au cours des 15 dernières années, plus de 50 seulement en 2017, c’est le pays qui compte le plus grand nombre de morts intentionnelles pour faire taire les enquêtes. La soi-disant «guerre contre la drogue» n’a pas pris effet puisque l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) a averti que le Mexique était le principal exportateur de méthamphétamine et d’opium en Amérique. En outre, la culture du pavot a augmenté de 60 % au cours des six dernières années dans le pays. En vies humaines, il y a environ 23 000 morts par an pour des causes associées uniquement à cette « guerre » et on comptabilise plus de 200 000 morts en 12 ans depuis le début du gouvernement de Felipe Calderón.

Colombie: En plus des exilés, il faut compter les déplacements internes causés par la terreur paramilitaire et la répression de l’armée colombienne. On estime environ à 7 millions le nombre de personnes déplacées pour cette cause. Le gouvernement colombien, si préoccupé par le Venezuela, a été incapable d’empêcher l’assassinat de plus de 80 militants sociaux et syndicalistes sur son territoire en 2018 (jusqu’à maintenant), et les accords de paix signés en 2016 n’ont été respectés que par les FARC alors que l’état n’en a pas respecté 85 %.

Brésil: Le gouvernement de Michel Temer découle du coup d’État parlementaire contre la présidente Dilma Roussef qui s’est caché derrière un procès politique sans fondement. La prétendue corruption qui a servi à destituer Dilma ne semble pas être assez grave pour que Temer et ses alliés continuent à gouverner. Il est devenu président avec « zéro » vote et il est poursuivi par des centaines de procédures judiciaires pour corruption (une vidéo le montre recevant des pots-de-vin). C’est le Brésil qui a rendu la réforme du travail à la mode, qui détruit tous les droits du travail comme dans le système esclavagiste; un pays où des conseillers de l’opposition sont assassinés, comme Marielle Franco, où est arrêté illégalement Lula, le candidat qui rassemble la plus grande intention de vote pour les prochaines élections présidentielles.

Argentine: Le gouvernement de Macri brandit une bannière anti-Maduro depuis sa campagne électorale en 2015. C’est aussi le gouvernement des trafiquants, de la non augmentation de salaire, des licenciements massifs, d’une succession d’ajustements, de l’abandon de la souveraineté politique au FMI. Le même gouvernement qui n’écoute pas la Commission inter-américaine des droits de l’homme sur le sérieux de la situation des prisonniers politiques sans procédure régulière, le même qui réprime toutes les protestations contre l’ajustement et qui compte avec la mort de Santiago Maldonado et Rafael Nahuel. Un gouvernement, qui justifie le meurtre d’enfants de 11 ans, se vante de dire au gouvernement bolivarien comment il doit « respecter » le droit international alors qu’il ne le respecte pas lui-même .

* Espagne: Une exception puisque l’Espagne ne fait pas partie de l’Amérique latine mais que ce pays n’est pas non plus une république et utilise le Venezuela pour couvrir sa crise politique interne. N’oublions pas que c’est toujours une monarchie et que le Parti Populaire est impliqué dans une centaine de cas de corruption, autant ou plus que la famille royale elle-même.

Traduction: VeneSol

Source: https://periodicodigitalwebguerrillero.blogspot.be/2018/05/5-respuestas-para-5-frases-hechas-sobre.html