Venezuela : sa démocratie et les autres

D’une seule voix, tous les médias ont pointé le faible taux de participation. RTL détient le pompon de la désinformation où on a pu entendre que le Venezuela était une dictature dirigée par des militaires !
Mais le groupe de Lima, composé de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, du Costa Rica, du Guatémala, de Guyana, du Honduras, du Mexique, de Panama, du Paraguay, du Pérou et de Sainte Lucie, ne pouvait pas être en reste en fustigeant cette élection par son manque de transparence démocratique et un taux de  participation si peu élevé qu’il entraînait l’illégitimité du résultat et que, par conséquent des mesures de rétorsion contre ce régime totalitaire devaient être prises et même amplifiées, en se présentant comme un recours à la crise politique, économique, sociale et humanitaire qui traverse le pays. Le Canada avait même pris les devants en interdisant aux citoyens vénézuéliens résidents de pouvoir participer à cette élection, signe d’un grand élan démocratique. L’OEA ( Organisation des Etats Américains) va, bien sûr, prendre le relais pour confirmer les sanctions diplomatiques, économiques et financières avec la collaboration de ses proches voisins, dont la Colombie, ceci dans un souci humanitaire et de santé publique, évidemment, et alors que les Etats-Unis et ses vassaux ne cachent pas qu’une intervention militaire est sérieusement envisagée.
Mais, alors que plus de 2000 observateurs internationaux, dont José Luis Zapatero, ont pu vérifier la régularité de l’élection parfaitement démocratique, sa légitimité est mise en cause par le taux de participation, effectivement faible, de 46%. L’absence de l’opposition violente et putschiste qui s’est évertuée, sous les ordres de Trump lors de la réunion de Saint-Domingue à la boycotter et à prôner l’abstention, est sans doute une explication, ajoutée au manque d’enjeu puisque le résultat était largement prévisible.
Mais il est intéressant de comparer avec les fameux élus du Groupe de Lima s’ils ont fait mieux que Maduro et se permettent de remettre en cause la légitimité du candidat légitimement élu. Pour comparer ce qui est comparable, nous prendrons les résultats du premier tour. Les pourcentages sont ceux de la participation, du pourcentage des suffrages recueillis par l’élu et le pourcentage qu’il représente du corps électoral.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Nicolás Maduro est bien plus représentatif du peuple vénézuélien que tous ses détracteurs qui lui contestent sa légitimité, à part ceux qui sont élus là où le vote est obligatoire.
Que dire de l’instigateur de cette mascarade, Donald Trump et de son vassal Emmanuel Macron !
Etats-Unis, Donald Trump : 55,3% ; 46,1% ; 25,49%
France, Emmanuel Macron : 77,77% ; 24,01% ; 18,67%
C’est l’Hôpital qui se fout de la Charité !
Christian RODRIGUEZ
Sources : LGS