En Europe, il était nécessaire d’unir les forces pour défendre la République bolivarienne du Venezuela.

Nous nous sommes entretenus avec un autre membre fondateur du Réseau Européen de Solidarité avec la Révolution Bolivarienne qui, en Italie, travaille à l’unification et au développement de la solidarité internationale face aux menaces et aux attaques de l’impérialisme contre le processus en cours au Venezuela. Ivan Collini, membre du Comitato Italia-Venezuela Bolivariana, nous raconte l’expérience de cette organisation et comment avancer dans des objectifs communs de lutte contre l’étau du mensonge et des diffamations contre la Patrie de Bolívar.
De l’Italie, comment percevez-vous la réalité de ce qui se passe au Venezuela, comment se porte la gestion des médias italiens, y a-t-il manipulation et désinformation sur ce qui se passe réellement au Venezuela ?
Les informations qui parviennent en Italie sur ce qui se passe au Venezuela sont complètement déformées. TOUS – et je dis bien tous – les médias obéissent aux ordres des grandes chaînes d’information mondiales qui, comme nous le savons tous, sont entre les mains des États-Unis ou de grands groupes européens. Il est d’ailleurs scandaleux que certains journaux « de gauche » publient des ordures sur ce qui se passe au Venezuela, se prêtant ainsi au jeu des impérialistes et des forces de droite.
Vous êtes actif dans la solidarité avec la Révolution bolivarienne, le soutien au président constitutionnel Nicolas Maduro et maintenant vous avez rejoint le RÉSEAU EUROPÉEN qui a été mis en place à Bruxelles, Belgique, en octobre dernier, pourquoi l’importance de soutenir le processus et comment continuer à apporter un soutien à cette lutte ?
Oui, nous sommes très actifs, et depuis longtemps…. déjà du vivant du commandant Hugo Chávez. Aujourd’hui, sans aucun doute, nous soutenons le président Nicolás Maduro. Nous rejoignons le RÉSEAU EUROPÉEN parce qu’il est nécessaire et urgent d’unir en Europe toutes les forces progressistes et de gauche pour soutenir avec force et efficacité la Révolution bolivarienne contre les attaques et le blocus économique imposé par l’impérialisme des Etats-Unis et de l’Europe et contre une éventuelle escalade militaire. Nous devons mettre de côté tout ce qui nous divise et nous unir dans l’objectif commun de défendre le Venezuela bolivarien, le Nicaragua, Cuba, la Bolivie, El Salvador, etc. C’est pour cette raison même que notre Comité est né, pour unir la solidarité italienne avec le Venezuela bolivarien et le rendre ainsi plus fort et plus puissant. Ce doit être la lutte internationale et internationaliste de la gauche, sans aucun vedettariat, si nous sommes capables de donner nos adhésions sans y mettre d’obstacles, il n’y aura aucune force qui puisse nous arrêter. Comme le disait Che Guevara : « Si nous pouvions nous unir, combien l’avenir serait beau et proche ! ».
Depuis des années, le Venezuela est un pays d’accueil pour les immigrants espagnols, portugais et italiens qui y ont fondé leur famille. Beaucoup y vivent encore, comment voient-ils et comprennent-ils votre solidarité avec le Venezuela ?
Nous savons parfaitement que bon nombre de migrants italiens ne sont pas d’accord avec le processus bolivarien depuis ses débuts. Nous savons que, parmi eux, une minorité a soutenu Chávez et maintenant le président élu Nicolás Maduro. Nous savons que de nombreux Italo-Vénézuéliens qui sont ici en Italie nous attaquent et nous les avons vus. Beaucoup sont des gens riches qui ne veulent pas l’égalité et la justice sociale pour le peuple. C’est pour cela qu’ils nous insultent et essaient d’invisibiliser nos pages dans les réseaux sociaux. Mais nous sommes très clairs sur ce que nous défendons et cela ne changera pas, quoi qu’ils fassent.
Depuis les États-Unis et l’Europe, les agressions illégales contre le Venezuela se poursuivent, comment dénoncer ces faits récurrents et faire savoir au citoyen européen comment ils touchent la population vénézuélienne?
Nous devons faire front, ensemble. Manifester dans la rue chaque fois que possible devant les ambassades des États-Unis dans chacun de nos pays. Dénoncer ces faits et bien d’autres, par le biais des réseaux sociaux, écrire aux politiciens de l’Union européenne, aux parlementaires de chacun de nos pays pour leur faire savoir qu’il existe un mouvement qui n’est pas d’accord avec la politique qu’ils mettent en œuvre. On peut également organiser des flashmobs, produire et distribuer des tracts dénonçant et expliquant ce qui se passe réellement au Venezuela, ainsi que les raisons de cette situation. Afficher des bannières dans des endroits bien connus de chaque pays, dans les villes, envoyer des photos aux journaux et inonder les réseaux sociaux des politiciens qui s’opposent au rétablissement des relations avec le Venezuela. Si toutes ces actions sont menées de manière coordonnée, si possible au niveau européen, elles seront beaucoup plus efficaces. Par exemple, il y a quelques jours, nous avons publié une vidéo – également réalisée en Espagne – que l’on peut trouver sur https://www.youtube.com/watch?time_continue=3&v=ee2-5yqVCvE, où nous avons demandé à des gens dans la rue ce qu’ils pensaient du Venezuela et, en même temps, nous leur avons présenté des données statistiques très mauvaises sur l’Italie en leur disant qu’elles concernaient le Venezuela. Et il a été très intéressant de voir comment ils ont réagi quand – après avoir fait leur commentaire – nous leur avons dit qu’en réalité ces données concernaient l’Italie… Il s’agit d’une action simple qui fonctionne sur les réseaux sociaux pour montrer ce que nous pensons savoir de notre pays et du Venezuela et ce que nous savons réellement.
Iván Collini, Comitato Italia-Venezuela Bolivariana
Traduction : VeneSol