Venezuela 2019, que va-t-il se passer?

En ce début de 2019, la question qui se pose est : Que va-t-il se passer? Bien des signes  laissent entrevoir une action rapide. Les ennemis de la Révolution tenteront d’aggraver encore le siège diplomatique que les gouvernements de droite de la région sud-américaine, ainsi que les gouvernements des Etats-Unis, du Canada et de l’Union européenne, pour maintenir la pression contre le gouvernement du Venezuela et sa révolution bolivarienne. Ce siège peut se résumer par une campagne persistante visant à ignorer la présidence de Nicolas Maduro et à inciter à la rupture des relations diplomatiques.
Le Venezuela est victime d’une campagne infâme de l’extérieur au moyen de mensonges répugnants, dans le sens le plus profond de la cruauté. Ils qualifient le président de « dictateur« , de « violeur des droits de l’homme« , de « nous sommes affamés, il n’y a pas de liberté d’expression et nous vivons une crise humanitaire« . Mais paradoxalement, ils bloquent le pays pour empêcher le gouvernement de négocier des aliments et des médicaments, et ils imposent de l’extérieur le dollar parallèle pour déprécier et exterminer notre monnaie, créer des spéculations, des hausses permanentes des prix et une pénurie de produits alimentaires de base. Et nous connaissons tous ces méfaits et ces inconvénients du quotidien pour trouver le chaos et les réactions du peuple contre le gouvernement et le chavisme. C’est la réalité qui, à partir du 5 janvier 2019, la rendra plus insoutenable.
Mais il y a un détail que la conspiration de la droite internationale et l’opposition qui cherche à renverser le gouvernement au Venezuela ne voient pas, sous-estiment ou la laissent passer inaperçue. C’est le peuple chaviste ou le peuple réel qui, dans ces conditions de privation et de guerre économique, résiste et défend encore son droit d’exister et ne permettra pas que son espoir et son intelligence créatrice et collective lui soient enlevés pour survivre face aux attaques et aux campagnes infernales de ses ennemis connus.
Nous vivrons des moments difficiles, mais le Venezuela n’est pas seul. La malchance de l’Espagne républicaine, victime du défaitisme ou de cette tendance diabolique à répandre le découragement, ne se produira pas. Mais attention aux timorés et aux chroniqueurs. Ici, la « bataille de l’Èbre » (1) n’aura pas lieu, mais nous devons faire attention à ceux qui sèment la division ou le mécontentement pour affaiblir la révolution, ici, dans ce pays avec une histoire de gens courageux. Résister, c’est gagner !
Par Beltrán Haddad – Traduction Bernard Tornare
Source en espagnol : ultimas noticias
(1) La bataille de l’Èbre était une bataille menée pendant la guerre civile espagnole. C’était la bataille à laquelle le plus de combattants ont participé, la plus longue et l’une des plus sanglantes de toute la guerre.