2018 a été une année de défense des acquis et de lutte au Venezuela

Si quelque chose a caractérisé l’année 2018 au Venezuela c’est l’aggravation de la crise économique et l’aggravation de la crise des services publics fondamentaux tels que l’électricité, la distribution du gaz domestique, la téléphonie et Internet, l’approvisionnement en eau et le transport. Cette situation, associée à l’intensification de l’agression étrangère, dirigée par les États-Unis, s’est principalement traduite par des menaces militaires répétées et l’expansion des sanctions économiques. Dans ce contexte, pour le Courant Révolutionnaire Bolívar et Zamora – CRBZ, en pleine crise économique, 2018 a été une année de lutte, de croissance et de maturation de l’organisation.

Tout au long de l’année, le CRBZ a développé une campagne politique intitulée « Défendre les conquêtes et Lutter pour les besoins ». Ceci a impliqué la lutte pour l’approfondissement de la démocratie révolutionnaire, pour l’approfondissement démocratique de la révolution et pour l’accompagnement d’un ensemble de luttes populaires. Cela a également impliqué l’élaboration de propositions au pays pour faire face à la situation de crise économique que traverse le Venezuela.
Dans ce sens, le Plan National d’Urgence a été rendu public, à la fois dans les espaces territoriaux et à travers la plate-forme de communication du CRBZ et d’autres médias alliés, ce qui, en premier lieu, mit en évidence la nécessité de développer un plan de production alimentaire qui place les ressources matérielles, humaines et logistiques au premier plan en termes de production alimentaire : « Cohérents avec ce que nous avons proposé, nous avons accompagné avec plus de force la réalité du monde rural vénézuélien, en accompagnant les paysans dans leurs luttes contre la prétention de secteurs réactionnaires enracinés dans la révolution qui prétendent faire régresser les acquis des paysans, ce qui nous met dans les pires conditions pour affronter un plan national de production alimentaire, » commente Kevin Rangel, le coordinateur national du CRBZ.
NDLT : En quelques mots, le Plan National d’Urgence comporte des actions énergiques, non conventionnelles et révolutionnaires où les priorités nationales sont définies et proposées au pays : la production alimentaire, en donnant la priorité aux produits de base en fonction des besoins nutritionnels du pays. Renforcer la participation des travailleurs au sein des entreprises publiques et privées, particulièrement dans le système électrique national, ainsi que sur la plate-forme de communication téléphonique et Internet. Plan de redressement et d’amélioration du système national de santé publique, avec un programme concentré dans les hôpitaux centraux et les hôpitaux des capitales municipales. Redressement et renforcement du système éducatif national par le biais d’un plan d’amélioration des infrastructures et d’une politique de protection des éducateurs pour prévenir leur désertion et leur migration.
Le CRBZ était présent avec le peuple dans les luttes paysannes contre les expulsions des territoires inexploités et occupés, contre la violation des droits humains des paysans, contre les assassinats commandités par les grand propriétaires et dans la lutte pour la démocratisation de la terre : « Nous étions ensembles dans dix récupérations de terres qui se sont déroulées dans l’État de Sur del Lago, dans lesquelles plus de dix mille familles sont impliquées. Également dans l’État de Barinas, où nous avons accompagné environ huit sauvetages, soit près de dix mille familles. Cela représente un nombre important de familles qui veulent produire mais n’ont pas accès à la terre. C’est pourquoi nous avons évoqué la nécessité d’avancer dans la démocratisation de la terre, en accompagnant le secteur paysan dans cette bataille pour la production. Nous l’avons également fait dans l’État de Táchira, où nous accompagnons un groupe de sauvetages de terres qui totalisent plus de mille cinq cents familles« .
La présence du CRBZ dans ces territoires impliquait un soutien à l’organisation et à la structuration de ces processus de lutte pour qu’ils aboutissent à un plan de production concret, un plan productif pour que ces sauvetages deviennent des zones productives, pour le développement productif du pays.
Dans ce sens, le CRBZ a encouragé ce qu’il estime nécessaire dans le contexte actuel, dans le cadre du Plan National d’Urgence : construire l’Alliance Productive Nationale, une alliance entre les petits et moyens producteurs, les paysans sans terre et l’Etat national, qui permet la conception de stratégies, la définition de politiques et le déblocage des difficultés qui affectent la production nationale. De cette alliance naît donc la possibilité de faire progresser la production nationale, et le débat sur la question de la production et la question de l’alimentation se déroule avec les principaux acteurs, ceux qui, dans une large mesure, ont soutenu la production alimentaire pour notre peuple et ont garanti l’alimentation du pays : « Nous encourageons ce processus. Nous avons réalisé un grand nombre d’assemblées, de mobilisations importantes en fonction des luttes paysannes, des luttes pour la production nationale d’aliments, la production de nourriture. La prise de l’Inti de Barinas, la grande mobilisation paysanne de Barinas contre les assassinats par des sicaires et pour l’Alliance productive nationale, l’assemblée nationale des leaders paysans tenue à Yaracuy, la mobilisation massive à San Cristóbal pour la démocratisation de la terre dans l’Etat de Táchira et en soutien à la Force armée nationale bolivarienne, sont quelques-unes des actions concrètes réalisées dans le cadre de cette campagne politique« , a déclaré Kevin Rangel.
La défense des acquis et la lutte pour ce qui manque implique aussi un travail au niveau communal. Depuis le CRBZ, nous continuons à ratifier notre engagement avec la construction des communes, et la nécessité pour la commune de devenir l’espace central qui démocratise le pouvoir, qui incorpore et assure la participation et l’implication du peuple vénézuélien.
C’est pourquoi, cette année, nous avons décidé de donner une nouvelle impulsion à la construction des communes et au mouvement communal, qui est entré en léthargie suite à la logique bureaucratique générée par l’institutionnalisation des responsabilités au sein de la commune. L’un des objectifs était donc que le mouvement communal reconstruise son propre programme de lutte qui articulerait le mouvement communal du pays afin d’avancer, d’approfondir démocratiquement la révolution bolivarienne, et que les communes soient intégrées dans la proposition du Plan national d’urgence, la production alimentaire, la lutte contre les carences en électricité, en éducation, en santé : « Il s’agit d’aborder avec les communes les différentes thématiques que nous avons proposées dans le Plan National d’Urgences, mais aussi de parvenir à partir des communes à articuler ce qui doit devenir le sujet politique de la révolution bolivarienne, qui articule les gens et leurs luttes pour construire des réponses à partir de ces espaces « , a dit Rangel : « Un bon exemple de cela a été le processus d’assemblée et d’organisation pour avancer vers un EPS de distribution du gaz dans la municipalité Libertador de l’État de Táchira. Des mesures importantes y ont été prises. C’est un processus et une lutte en plein développement.« 
Dans le cadre du travail communal, le CRBZ a donc promu diverses activités, assemblées, réunions, telles que la rencontre nationale organisée conjointement avec la Commune El Maizal à Sarare, Lara, à laquelle ont participé plus de 70 communes de différents États. Il a également été possible de maintenir une articulation avec la Commune d’El Maizal, cette importante Commune qui possède une expérience productive et organisationnelle, et qui est un apport déterminant dans la construction d’un pouvoir.
A Caracas, la Commune socialiste Altos de Lídice a été fondée à La Pastora, après deux ans de travail de base, d’organisation, d’accompagnement et d’organisation des luttes des gens. Cette commune a entamé son processus avec énergie et créativité, en prenant des mesures fermes pour consolider une commune véritablement participative et productive. A Apure, dans la ville communale de Simón Bolívar, située dans la municipalité de Páez, il y a eu un profond processus de construction collective et populaire pour relancer la lutte Communale et construire un nouveau modèle d’autonomie gouvernementale, qui a été débattu et approuvé dans une assemblée extraordinaire comptant plus de 1.000 habitants de ce territoire : « La ville communale de Simón Bolívar est une expérience unique dans le pays, où sur un vaste territoire neuf communes s’articulent pour avancer de manière concrète et autonome dans la construction du pouvoir populaire, du pouvoir du peuple, du pouvoir réel entre les mains du peuple, développant tout un processus d’autogestion, de lutte et de solutions concrètes aux problèmes du territoire, » dit Rangel.
L’effort a été considérable et les progrès et les réalisations ont été importantes la complexité des situations. La conviction que c’est avec les gens et leurs luttes que nous devons continuer à mener les batailles a guidé nos actions cette année 2018 et continuera à le faire à l’avenir. Depuis le CRBZ, nous continuerons à mettre nos efforts, notre discipline, nos capacités pour que notre peuple préserve ce qui a été acquis dans ces années de révolution et nous continuerons à prendre des mesures pour lutter et continuer à avancer. Kevin Rangel, coordinateur national de la CRBZ déclare : « Cette année, nous étions avec les gens qui se battaient. Nous réaffirmons notre engagement et notre loyauté à l’égard du processus, du projet historique et de la révolution bolivarienne. Nous nous sommes tenus aux côtés du peuple pour défendre les conquêtes de la révolution et lutter pour d’autres conquêtes. Après 2018, nous avons plus d’expérience, plus de forces, plus d’enthousiasme et plus de confiance dans notre peuple pour continuer le cours de la révolution bolivarienne, malgré l’impérialisme et les forces internes qui cherchent à arrêter l’avancée de notre processus révolutionnaire construit avec le commandant Chávez. « 
Courant révolutionnaire Bolívar et Zamora – CRBZ
Traduction : Venesol
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