Les agents du SEBIN ayant arrêté arbitrairement Guaidó sont destitués et sanctionnés

Le Gouvernement du Venezuela a fait savoir par l’intermédiaire de son ministre de l’Information et de la Communication, Jorge Rodríguez, que les les fonctionnaires du Service Bolivarien de Renseignement National (SEBIN) agissant en leur propre nom contre le député d’opposition Juan Guaidó ont été destitués et seront sanctionnés pour leurs actes.
« Nous avons appris qu’une situation illégale avait eu lieu dans laquelle un groupe de fonctionnaires, agissant de façon unilatérale a mis en place une procédure illégale contre le député Juan Guaidó. Cette affaire est déjà complètement réglée et surmontée, » a indiqué Rodríguez dans une interview accordée au média d’État Venezolana de Televisión. Le ministre a également assuré que les policiers du SEBIN « qui se sont prêtés à ce cirque contre le déroulement normal de la vie en République sont en ce moment destitués et soumis à des procédures disciplinaires plus strictes. »
De plus, Jorge Rodríguez a accusé des porte-parole d’extrême-droite et des médias d’opposition aussi bien au Venezuela que dans le monde de faire un cirque médiatique et d’installer « un fake news qui ne cherche qu’à affecter la tranquillité que nous méritons tous » en troublant la stabilité du pays. 
Le contexte
Ce matin, le véhicule dans lequel se déplaçait le député Juan Guaidó qui a pris récemment la présidence de l’Assemblée Nationale vénézuélienne, dans l’illégalité depuis 2016, a été intercepté sur la route qui relie La Guaira à Caracas – à quelques kilomètres de la capitale du Venezuela – par un groupe de fonctionnaires du SEBIN.
Ce fait a été dénoncé sur le compte Twitter de Guaidó et repris par divers médias d’opposition ainsi que par des dirigeants de la droite vénézuélienne et internationale, accusant le Gouvernement de Nicolás Maduro d’avoir mené cette procédure, sans attendre la confirmation ou le démenti du Gouvernement. 
Peu après, on a appris la libération du politicien. Quelques minutes plus tard, le ministre de l’Information et de la Communication, Jorge Rodríguez, a révélé à la télévision que cette action avait été menée à bien par un groupe de fonctionnaire illégalement et arbitrairement et n’avait pas été réalisée sur ordre du Gouvernement. Il a également annoncé la destitution et le début des procédures disciplinaires contre les fonctionnaires et il a accusé l’opposition d’en profiter pour créer de l’infox pour déstabiliser le pays.
Malgré cela, un nouveau Tweet sur le compte de Juan Guaidó, cette fois apparemment écrit par lui-même, a accusé le Gouvernement, qu’il a qualifié de « régime », d’être responsable des faits. « Le régime a voulu m’arrêter mais rien ni personne ne m’arrêtera, » a-t-il affirmé en gardant le silence sur l’information officielle du Gouvernement et les mesures annoncées contre les fonctionnaires qui ont agi illégalement et de façon indépendante du SEBIN.
Cet événement a eu lieu quelques heures après une rencontre entre le président du Venezuela, Nicolas Maduro, et l’Organisation des Nations Unies (ONU) au cours de laquelle il a demandé le soutien de l’ONU pour appeler au dialogue dans le pays et établir la paix. Il coïncide aussi avec la présentation imminente des comptes publics par le chef de l’État devant l’Assemblée Nationale Constituante au cours de laquelle il annoncera les mesures qu’il prendra pendant ses prochaines 6 années de Gouvernement. 
Source en espagnol : telesur / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Le gouvernement vénézuélien a révélé que le premier commissaire de Sebin, Hildemaro José Rodríguez Múcura, ayant dirigé l’arrestation de Juan Guaidó de manière irrégulière et dirigé un groupe de quatre fonctionnaires de Sebin ont été arrêtés. « Ils ont été immédiatement suspendus de leurs fonctions et feront l’objet des sanctions disciplinaires et légales les plus sévères « .
Le commissaire Hildemaro José Rodríguez Múcura ayant provoqué le show médiatique qui encourage tant l’extrême droite a été placé sous l’ordre du 126ème Bureau du Procureur de la région métropolitaine de Caracas accusé de « conspiration avec l’extrême droite ».