Même avec des divergences politiques et idéologiques, nous devons nous unir autour du principe d’une Amérique sans guerre.

Il ne fait aucun doute que le communicateur bolivien et professeur d’université, Hugo Moldiz, définit aujourd’hui en Amérique latine, d’une manière ou d’une autre, ce qui va se passer et ce qui va arriver au continent dans la prochaine décennie. En ce sens, Moldiz a indiqué que cette définition est donnée par le biais d’un différend exprimé, d’une part, dans l’émancipation des peuples et des gouvernements de la tutelle des Etats-Unis et, d’autre part, dans le rétablissement des relations de domination, de pillage et de reddition des ressources naturelles.
Pour l’avocat et ancien ministre du gouvernement du président Evo Morales, le Venezuela est devenu une sorte de barrage qui évite et freine l’avancée de l’empire nord-américain dans le sous-continent.
C’est pourquoi, selon Moldiz, les Etats-Unis ont décidé non seulement de déplacer les gouvernements de gauche et progressistes de la région, mais aussi de « décapiter les forces de gauche, les mouvements sociaux, les mouvements populaires, les expulser à nouveau du système, les marginaliser au maximum, comme ce fut le cas dans les caricatures  démocratiques que nous avions avant la victoire de Chávez et dans les pays suivants » a-t-il averti.
« En même temps, cela s’inscrit dans un différend mondial, au moment où les Etats-Unis refusent de renoncer à la condition d’hégémonie unique, de superpuissance unique face à l’avancée chinoise et à la résurgence russe, qui remettent en cause l’hégémonie nord-américaine mondiale « , a ajouté l’ancien ministre bolivien.
Exigences en matière de temps
Pour Hugo Moldiz, si ce barrage au Venezuela se brise, les prochaines victimes seront les autres révolutions (Cuba, Nicaragua, etc.) et tous les espaces légaux de lutte seront fermés. Pour cette raison, il a proposé que ce conflit qui se développe en Amérique latine exige un engagement militant et un grand mouvement de solidarité, de lutte et de recherche de la paix.
« C’est la revendication du droit à la paix qui doit unir les Latino-Américains, qui doivent avoir la capacité, même avec des différences politiques et idéologiques, de s’unir autour du principe d’une Amérique sans guerre, avec la paix, sans violence et avec le pluralisme politique et idéologique, » a ajouté le professeur.
De même, le communicateur a proposé de développer un grand mouvement qui imite les soulèvements antifascistes, il a justifié la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC) comme un espace d’articulation pour la paix car « ils ont eu la vertu d’agglutiner dans leur giron des gouvernements de gauche, du centre et de droite », souligne Moldiz.
Enfin, il a lancé un appel pour éviter l’idéologisation des relations internationales afin de  construire l’articulation d’une région qui, dans la paix et la diversité, doit construire son propre destin ».
ALBA TV / Traduction : Venesol