L’aide humanitaire, le comble du cynisme !

La crise humanitaire est, avec la prétendue illégitimité du président Nicolás Maduro, l’un des mensonges que l’impérialisme répète désespérément pour justifier une éventuelle pénétration en territoire vénézuélien. Ils attribuent avec insolence la responsabilité de la prétendue crise au gouvernement bolivarien. Ils essaient de convaincre le monde que nous avons besoin d’aide humanitaire.

Nous ne sommes pas surpris par les mensonges éhontés des porte-paroles de la Maison-Blanche. En 2016, Kurt Tidd, chef du U.S. Southern Command, a dévoilé le plan : « Il est particulièrement intéressant de positionner la matrice que le Venezuela entre dans une phase de crise humanitaire en raison du manque de nourriture, d’eau et de médicaments. Nous devons continuer à pratiquer le scénario où le Venezuela est proche de la faillite et de l’implosion, exigeant à la communauté internationale une intervention humanitaire pour maintenir la paix et sauver des vies… Doctrinalement il est nécessaire de tenir l’Etat pour responsable, comme cause de la stagnation économique, l’inflation et la pénurie. » Freedom 2-Opération.
Sans ignorer la situation économique complexe dans laquelle vivent les Vénézuéliens, nous avons demandé à la communauté internationale quel serait ce pays de 30 millions d’habitants, en « crise humanitaire », qui construit 2,5 millions de maisons en 6 ans ; accueille 10,5 millions d’enfants dans les écoles chaque jour ; applique 9 millions de doses de vaccins avec une couverture à 84% ; distribue des aliments mensuellement à 6 millions de foyers et continue également à mener, selon la CEPAL, la liste la moins inégalitaire dans la région.
Aux gouvernements de l’Europe de nous expliquer alors, pourquoi nous sommes en « crise humanitaire » avec seulement 6% de taux de chômage alors que leurs pays dépassent 25%.
Pourquoi le monde ne s’est-il pas été prononcé dans les années 80 et 90 lorsque notre taux de mortalité infantile dépassait 26 sur 1000 naissances enregistrées, et aujourd’hui avec un taux inférieur de 44%, selon la Banque mondiale, on insiste sur le fait que nous sommes en « urgence humanitaire ».
La Colombie devrait nous expliquer pourquoi nous, les Vénézuéliens, sommes en « crise humanitaire » si, selon l’Organisation internationale pour les migrations, nous sommes le deuxième pays d’accueil des migrants dans la région qui, après l’Équateur, accueille les Colombiens fuyant la guerre, alors qu’ils sont le septième pays du monde avec la plus forte émigration.
Il serait intéressant de connaître l’opinion des grandes sociétés pharmaceutiques transnationales sur la prétendue crise humanitaire, d’autant plus que ces sociétés non seulement continuent à opérer dans notre pays, mais enregistrent également, dans leurs rapports annuels, des bénéfices d’exploitation et une capacité suffisante pour approvisionner, de l’intérieur, les Vénézuéliens.
L’avis des grandes entreprises agroalimentaires traditionnelles, nationales et transnationales, serait également important, notamment parce que non seulement elles continuent à opérer dans notre pays et n’ont pas fermé leurs usines, mais selon leurs bilans, elles maintiennent leurs niveaux de production, en plus elles continuent à recevoir des matières premières et des devises étrangères du gouvernement vénézuélien.
Étrange « crise humanitaire » dans laquelle aucune banque n’a fermé ses portes, et dans laquelle des chaînes de pharmacies inaugurent de nouveaux points de vente.
Quel pays en « crise humanitaire », a plus d’un million d’enfants qui chantent et jouent leurs instruments de musique quotidiennement dans des milliers d’orchestres symphoniques sur l’ensemble du territoire. Ils chantent et jouent en paix.
Les mesures coercitives unilatérales prises par les États-Unis à l’encontre du peuple vénézuélien à travers le blocus financiers, embargos commerciaux, fermetures de comptes bancaires, sanctions et vols de nos biens, y compris ceux de la société CITGO, ont généré des pertes d’environ 34 milliards de dollars par les États-Unis. Sans compter les pertes causées par l’attaque incessante et criminelle contre notre monnaie : avec la chute totale de la production ces dernières années, 40% est attribuée à la manipulation politique du taux de change.
Avec 2 milliards de dollars, les Vénézuéliens importent tous les médicaments et le matériel médico-chirurgical dont nous avons besoin pendant un an, et avec 2 milliards de dollars supplémentaires, nous couvrons le coût des aliments importés pour la production nationale.
Les pertes causées par le blocus criminel équivalent à 8 ans de nourriture et de médicaments pour tout notre peuple.
Donald Trump dit qu’il nous enverra une « aide humanitaire », qu’il nous donnera 20 millions de dollars. Cela représente 0,06 % des 34 milliards de dollars qu’il nous a volés.
Il dit aussi qu’il enverra 100 tonnes d' »aide humanitaire », cela représente 0,005 % des 1.723.000 tonnes que le gouvernement bolivarien distribue chaque année au peuple vénézuélien uniquement sous forme d’aliments par l’intermédiaire des comités locaux d’approvisionnement et de production CLAP.
Trump dit qu’il nous « sauvera ». C’est le comble du cynisme !
Par Pasqualina Curcio
Publié dans Últimas Noticias / Traduction : Venesol