30 heures sans électricité au Venezuela

Le Venezuela a connu le 8 et 9 mars une opération de sabotage à grande échelle contre son système électrique national. Au-delà des données connues et diffusées par les réseaux sociaux, résumons comment se construit une attaque de ce type.
Dans un document présenté par l’Air Force Institute of Technology des États-Unis, ils parlent des mécanismes de sabotage applicables lorsqu’une guerre non conventionnelle est menée. Le sabotage du système électrique de l’ennemi est l’une des actions les plus cités.
Dans ce document nous pouvons y lire : « Le sabotage peut être exécuté lorsqu’une personne a infiltré l’organisation ou l’industrie. Ce sabotage peut prendre la forme d’une destruction physique du matériel, des installations ou du personnel. Elle peut aussi être présentée comme un acte de subversion, de réduction/arrêt de la production ».
Selon le document, l’un des objectifs stratégiques du sabotage en tant qu’arme de guerre contre l’ennemi est d’attaquer les services publics : « les communications, les installations de production d’électricité et d’eau ».
Elle précise également que le sabotage technologique est indispensable lorsque la cible choisie et ses installations dépendent d’ordinateurs centraux qui contrôlent complètement leur fonctionnement. Ils mentionnent l’utilisation de virus pour rendre les installations inutilisables, inopérantes.
Dans un autre paragraphe, ils soulignent : « Le sabotage sélectif a pour but de désactiver les biens ennemis qui ont besoin de temps pour être récupérés, ce qui a un impact plus important. Le sabotage est une forme de guerre économique non conventionnelle, n’exigeant qu’une personne entraînée avec l’équipement nécessaire. »
Une myriade d’autres modalités de « sabotage simple » sont mentionnées. Ils soulignent l’importance de perturber les systèmes électriques en s’appuyant sur des « infiltrés locaux » qui font du « sabotage », ainsi ils peuvent être utilisés devant l’ONU pour justifier une invasion ou une intervention.
Luis Gómez — misionverdad.com
Traduit par Venesol