Opérations secrètes et imbéciles en vue

1. Oscar Perez est apparu dans un hélicoptère et a lancé deux grenades sur le Tribunal Suprême de Justice, tombant près d’une école. Tous les médias et les opposants l’ont ridiculisé et ont accusé le gouvernement. Puis, Oscar Pérez est mort dans une confrontation… les mêmes personnes qui l’ont nié l’ont également pleuré et même Donald Trump lui a rendu hommage.

2. Un drone explose dans les airs au milieu d’un défilé militaire de la Garde nationale sur l’avenue Bolivar. L’explosion se produit à quelques mètres de la scène où se trouvaient le président et le haut commandement. Plusieurs personnes ont été arrêtées et ont raconté comment tout a été planifié depuis Cúcuta en Colombie avec la participation de Julio Borges. Patricia Poleo (une journaliste en cavale à Miami) a même déclarée avoir participé à l’attentat et demeure libre. Les médias, l’opposition et les États-Unis ont assuré qu’il s’agissait d’un auto-attentat.
3. Les États-Unis menacent le Venezuela et encouragent un coup d’État. Ils filtrent les informations sur leurs intentions de faire venir des troupes étasuniennes en territoire colombien et de promouvoir une invasion armée en provenance du Brésil et de la Colombie. Des affrontements ont lieu aux frontières sous prétexte de l’entrée d’une prétendue aide humanitaire. Deux membres de la communauté indigène Pemón du sud du Venezuela meurent dans des conditions non résolues (mais manipulées par les médias et l’opposition). Les États-Unis et la Colombie nient maintenant avoir l’intention d’entrer par la force. Bloomberg (mi-gringo opérant à WallStreet) révèle que le général Cliver Alcalá conduit une force paramilitaire dans le but d’entrer au Venezuela par la force depuis Cúcuta mais que la mobilisation des patriotes vénézuéliens a réussi à l’en empêcher. Encore une fois, ils le nient.
4. Le barrage de Guri est responsable de la synchronisation de l’ensemble du système électrique national (SEN), ce n’est pas la seule source d’énergie car il existe d’autres centrales thermoélectriques dans le pays inaugurées avant, pendant et après Chávez. Cette centrale hydroélectrique subit une défaillance des systèmes de contrôle et comme c’est celle qui marque le rythme du reste du système, elle s’effondre. Ces types de défaillances sont difficiles à résoudre (nous avons les exemples de New York et de la Californie qui ont subi des défaillances dans le système, puis la reprise a pris quelques jours). Les raisons de cette défaillance, qui met en évidence un problème de contrôle informatique et non de consommation d’énergie ou d’électricité, ni de transport et de distribution, ni de systèmes de protection, n’ont pas encore été clarifiées.
Nous avons comme référence une attaque contre une centrale nucléaire en Iran avec un virus informatique appelé Stuxnet, qui a causé des dommages à la centrale en modifiant des paramètres tels que l’augmentation de la vitesse des centrifugeuses et autres indicateurs de contrôle. Le Stuxnet n’avait pas de propriétaire, personne n’en revendiquait la paternité, jusqu’à ce que les forces militaires d’Israël et des États-Unis se vantent de l’avoir produit, démontrant qu’il s’agissait alors d’une action secrète visant à montrer que les centrales nucléaires aux mains de l’Iran pouvaient exploser en raison de leur incapacité.
Ainsi il n’est pas impossible que cette défaillance du cerveau du Système Électrique au Venezuela est une nouvelle Cyberattaque, comme l’attaque du cerveau de la PDVSA réalisée en 2002-2003. Surtout, avec la rapidité avec laquelle le sénateur cubano-étasunien Marco Rubio (terroriste et fan de Posada Carriles) s’est prononcé immédiatement sur les pannes électriques et bien avant de s’être déclaré préoccupé par les systèmes de défense contre les Cyberattaques que le Venezuela pourrait avoir avec le soutien de la Chine et la Russie.
Nous continuerons de voir comment ces opérations secrètes se dérouleront, comme dans les films hollywoodiens, mais en vérité, comme dans les opérations des années 80, comme les assassinats de prêtres sans que personne n’en revendique la responsabilité et comme le financement de groupes terroristes comme ISIS qui, étrangement, savaient comment vendre du pétrole à l’Ouest…
Cela ne nous empêchera pas de dormir, sauf que dans ces attaques, il y a une autre côté de la médaille, les défenseurs du discours impérialiste répètent comme des perroquets ce que les États-Unis disent, maintenant ils parlent du manque d’entretien du Guri, mais plus tard lorsqu’ils révéleront que c’était une attaque, ils se mordront les doigts et ne se prononceront que pour dénoncer que la détention des responsables   devenus des prisonniers politiques. Ils sont les défenseurs du fait que Posada Carriles soit mort impunément après avoir fait exploser un avion rempli de jeunes athlètes… ils sont les courageux supporters du terrorisme impérialiste.
Gabriel Gil Pinto / traduction : Venesol