Un rejet grandissant

Bien sûr, il y a une animosité contre la Révolution bolivarienne de la part d’importants secteurs de droite qui détestent toute proposition progressiste. Le fascisme resurgit aujourd’hui avec la force de l’ignorance sur laquelle il est fondé. Les nouvelles générations, qui ne connaissent pas (parce qu’elles ne l’ont pas subi) l’horreur des véritables régimes de force, confondent facilement terrorisme et rébellion, et ont donc tendance à donner aux deux comportements le même caractère émancipateur. Dans les pays qui nous regardent de loin, l’attitude de quelques-uns de ces « rebelles » qui accusent le gouvernement vénézuélien de tyrannie est parfaitement légitime, car dans les sociétés qui ont subi l’horreur des guerres, tout régime d’oppression est condamnable. Puisqu’ils en ont souffert, il est très difficile de leur raconter des histoires. En général, ce sont des sociétés qui sont réticentes à mentir et à tromper, comme les pires péchés qui puissent être commis.
Il n’y a pas d’explication, par exemple, à la farce de l’opposant vénézuélien commun qui va à la messe pour prier Dieu, et en même temps implorant la mort de ceux qui ne partagent pas son engagement pour la reddition de la patrie. Même pour l’extrême droite la plus féroce, il n’est pas facile de digérer une telle atrocité dès le début.
Victimes, d’une guerre de communication brutale contre le Venezuela, pour elles, il était impensable que les millions de civils et de militaires que l’opposition ayant juré au monde pendant des mois qu’ils déserteraient une révolution qu’ils ont présentée comme « une dictature sans aucun soutien populaire », en fait, n’existaient pas.
Mais l’échec de l’opposition à la frontière leur a démontré que les millions de traîtres dont Guaido a parlé étaient faux. C’est un mensonge que son apparition soudaine sur la scène politique serait le produit d’une grande effervescence populaire anti-Chavez. Que ce n’était qu’une horde de hors-la-loi à vocation incendiaire.
Les mêmes médias qui ont comploté la tromperie de la fausse dictature vénézuélienne étaient alors en difficulté pour cacher la vérité qui a fait le tour du monde ; Guaido n’est qu’un clown au service de l’empire le plus abominable de tous les temps.
C’est pourquoi le rejet mondial de la menace impérialiste ne cesse de croître.
Par Alberto Aranguibel B.

Titre original: Repudio creciente / Traduction Bernard Tornare