L’Oncle Sam, la Révolution bolivarienne et les mille labyrinthes

Les pays du groupe de Lima approuvent-ils ce que fait le gouvernement de Donald Trump avec le Venezuela? Approuvent-ils le fait de laisser le peuple vénézuélien sans électricité? Sans eau? Qu’on lui vole ses ressources à l’étranger? Qu’on empêche les hommes d’affaires étasuniens ou ceux d’autres pays de commercer avec le Venezuela?
Mentir, tricher, voler, extorquer, envahir, manipuler, tuer, etc. Autant de formes que les riches de l’élite mondiale et l’oligarchie du Venezuela utilisent dans la bataille engagée pour le contrôle du peuple dans ce territoire. Et que veulent-ils? Ils veulent reprendre le contrôle du gouvernement afin de piller à nouveau les ressources naturelles en fonction de leurs besoins d’accumulation de richesse (la principale richesse du Venezuela est le pétrole!). Et pour reprendre le contrôle des ressources naturelles, ils doivent récupérer le gouvernement du Venezuela perdu entre les mains de la révolution bolivarienne, depuis Hugo Chavez.
La précaire situation du système financier mondial, l’énorme crise de suraccumulation du capital et de surproduction chronique veut qu’il n’y ait pas de résistance et de lutte des travailleuses et des travailleurs, c’est pourquoi le combat des Yankees et des oligarchies est une question de vie ou de mort, et comme ils sont propriétaires des médias, ils maintiennent un siège médiatique sur son expérience émancipatrice et empêchent les peuples d’avoir accès à la vérité. C’est pourquoi ils mentent, manœuvrent et manipulent les infos qui parviendront au peuple. Et ils créent un journalisme en connivence avec les intérêts des puissants qui défendent et prennent soin des intérêts de leurs maîtres tout en mentant sans vergogne aux travailleurs, aux ouvriers et aux peuples.
La vérité est que même avec les erreurs commises pendant la révolution au Venezuela, (erreurs inhérente à toute nouvelle expérience), la défense des intérêts populaires contre les puissants du monde et du Venezuela a été assurée par le gouvernement de Chavez et ensuite par celui de Nicolas Maduro.
Leur comportement est destructeur envers la planète et la société, ils n’ont pas d’éthique ou de morale pour parler de démocratie, sauf quand les décisions sur ce que nous allons subir sont prises dans des réunions entre le coucher du soleil et minuit, profitant de notre sommeil. Ils ne connaissent pas de hauteur morale pour parler de dictature, ils l’exercent déjà de main de fer contre le peuple du Venezuela et ailleurs où règne l’angoissant système capitaliste. Que ce soit clair, le gouvernement de Chavez et Maduro est maintenant le gouvernement des majorités contre la minorité absolue des élites financières et l’oligarchie du Venezuela.
Il est de notre devoir d’expliquer le plus complètement possible la position de chacun d’entre eux face aux faits de cette crise colossale du capitalisme mondial, que les gens sachent que l’avenir les attend alors même que le capitalisme continue à s’effondrer et pourquoi nous devons prendre la société entre nos mains dans un régime de démocratie directe.
Nous devons vaincre ou vaincre si nous voulons avoir un avenir humain et environnemental.
Par Ramiro Gómez
Titre original: El TÍo Sam, y la Revolución Bolivariana y mil laberintos imperialistas / Traduction :  Bernard Tornare