L’implosion des tours du Droit

Le Droit, cette construction emblématique de sociétés divisées en classes, a été créé pour perpétuer la fiction de l’égalité entre inconciliables exploiteurs et exploités.

C’est l’Empire des maîtres du monde qui conçoit un État pour s’assurer que l’accumulation originelle du capital contribue à la perpétuation du pouvoir sur les prolétaires par l’hégémonie.
Cet État compte – et cela depuis sa naissance – sur le Droit comme un instrument qui garantit la fiction de l’égalité et « convainc » les citoyens, par consensus ou contrainte, qu’ils doivent « jouir » et défendre cette « égalité ».
Cette circonstance intrinsèque aux sociétés inégales, divisées en classes ou « préhistoriques » (pour les appeler comme Marx) est précisément l’une des plus difficiles à penser, à concevoir ou à avoir un État en transition (le socialisme) vers la véritable société des égaux, le communisme.
Et là, dans cette bataille révolutionnaire d’idées ou de lutte contre l’hégémonie, le Droit a réussi à émerger, jusqu’à présent, indemne et intacte, comme une fiction difficile à ronger. En d’autres termes, nous restons à l’écart de la fausse conscience d’égalité inventée par le capitalisme en assimilant tous les individus à des marchandises qui sont échangées « également » dans les relations de production.
Ce que nous expliquons brièvement dans les lignes précédentes, c’est précisément ce qui peut nous aider à comprendre que le capitalisme a réussi à construire la « Tour » du Droit comme un symbole beaucoup plus solide que celui du capital financier (tours jumelles de New York) implosé par décision des maîtres du monde, par le Pentagone, le 11 septembre 2002.
C’est pourquoi, aujourd’hui, le capitalisme décadent veut faire imploser sa « Tour » du Droit – comme il l’a fait avec le Word Trade Center – et des tentatives désespérées contre les États-Nations et, en particulier, avec le soi-disant Droit International.
Comprenez-moi bien ! L’apparente « folie » du dictateur actuel qui gouverne les États-Unis, Donald Trump, en attaquant le Venezuela, comme il le fait, n’est pas un fait isolé. Cette guerre multifactorielle : silencieuse, psychologique, technotronique, économique, médiatique, électrique, s’inscrit dans le désespoir impérial de détruire les peuples avant qu’ils n’atteignent leurs victoires définitives d’indépendance, de souveraineté, d’anti-impérialisme et de socialisme. Elle s’inscrit dans l’effort désespéré pour parvenir à un État unique et global, avant que la classe ouvrière du monde, unie, ne parvienne à remporter la victoire du prolétariat sur la domination du capital.
L’implosion des tours de la Loi est aujourd’hui l’objectif immédiat des maîtres actuels du monde, de l’Empire du capital. Le Venezuela est une excuse pour eux, mais ce n’est pas une coïncidence : il s’avère que le Venezuela développe la Révolution bolivarienne comme un espoir patriotique, mais aussi comme une avant-garde prolétarienne en pleine libération.
Définitivement, nous vaincrons!
Iván Padilla Bravo
Desde la plaza / Traduction : Venesol