Javier Couso et le Parlement Européen des affaires sur le Venezuela

Monsieur le Président, Monsieur le Commissaire, C’est le énième débat sur le Venezuela. Un jour, on verra changer le nom de cette institution par «Parlement européen des affaires sur le Venezuela».

Il est lamentable de voir la subordination de ce Parlement et de l’Union Européenne à la politique agressive et déstabilisante de Donald Trump, une politique d’agression calquée sur ce qui a été fait pour renverser et assassiner le président Salvador Allende il y a quarante-quatre ans. Le soutien de ce Parlement et de l’Union européenne à une partie de l’opposition qui a utilisé le terrorisme de rue, qui a commis des crimes haineux, et qui ont fomenté un coup d’État, est déplorable.
Bien que certains prétendent ignorer l’Assemblée nationale constituante, plus de huit millions de Vénézuéliens ont voté pour cela lors des élections universelles et vérifiables et, à ce jour, aucun parti d’opposition ne les a formellement contestés. Et la chose la plus importante: le lendemain, la paix s’est installée. Il y a de la paix. Il y a une route électorale dans quarante jours avec la participation de tous les partis d’opposition. Ne commettez pas les mêmes erreurs que ce Parlement et l’Union européenne ont commis lors de son ingérence irresponsable en Libye ou au Myanmar.
Au Venezuela il y a deux parties, pas seulement celle que vous écoutez. Au moins huit millions de votes. Huit millions de citoyens. Vous devriez également les écouter.
Javier Couso
Groupe GUE / NGL
Groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique
Mardi 12 septembre 2017 – Strasbourg
Source : débat au parlement
Traduction : venesol