Le Tribunal Suprême de Justice en exil reconnu par le Parlement Européen… C’est donc du bluff!

Gonzalo Álvarez, magistrat faisant partie d’un groupe d’avocats en cavale vient de désavouer le Tribunal Suprême de Justice en exil dans un entretien télévisé, le 6 avril 2018, réalisée depuis la Colombie. Visiblement embarrassé il soupire et déclare : « Le problème est complexe… Nous sommes, en réalité, des magistrats élus par l’Assemblée Nationale (en outrage) et nous ne sommes pas en exercice de nos mandats ».
« La procureure général (Luisa Ortega) qui fut destituée illégitimement ne se trouvant pas non plus au Venezuela… (…) Nous sommes 13 magistrats élus, 20 suppléants, tous à l’étranger, de telle manière que l’on pourrait dire que nous avons constitué un tribunal. Mais ce n’est pas vraiment ainsi… Selon moi, c’est plutôt quelque chose de symbolique. Je suis en désaccord avec certains de mes collègues qui croient posséder des quelconques facultés. Nous n’avons aucune légitimité pour dicter des décisions qui seraient accomplies. Au Venezuela il existe un Tribunal Suprême de Justice, qui pour ainsi dire, opère de manière irrégulière, mais qui nous délègue rien que l’on puisse accomplir de l’étranger avec un pouvoir coercitif. L’idée est plutôt symbolique, demeurer un organe d’opinion uni, afin de transmettre des idées au Venezuela et qui pourraient être utilisés là-bas. Des idées et non pas des décisions en faveur d’une recherche de démocratie pour le pays ».

Lundi 9 avril 2018, le procureur général de la République Tarek William Saab a condamné les actions réalisées illégalement par ce groupe d’avocats en fuite devant la justice vénézuélienne qui cherchent « de façon ridicule » à usurper les fonctions constitutionnelles du Tribunal Suprême de Justice et de ses magistrats élus conformément à la Constitution.
Lors d’une conversation téléphonique avec VTV, il a précisé que le Ministère Public (MP) engagera les procédures pour juger ces pseudo-magistrats pour trahison de la Patrie à cause de leurs récentes actions anticonstitutionnelles et usurpatrices lors desquelles ils ont « décrété » une audience préliminaire sur le fond contre le président constitutionnel de la République Nicolás Maduro.
« Nous agissons contre ces usurpateurs et ces traitres envers la Patrie qui, en outre, font l’objet d’un mandat d’arrêt international, » a-t-il déclaré tout en accusant les Gouvernements des Etats-Unis et de la Colombie d’encourager les actions « illégales, anticonstitutionnelles et ridicules » annoncées par ce groupe d’avocats.
« L’histoire évaluera le rôle de la Colombie et des Etats-Unis contre la famille vénézuélienne, la paix de la nation. »
Il a souligné que dans le groupe qui organise ces actions se trouve l’ex-procureure Luisa Ortega Díaz qui dirigeait un réseau d’extorsion au Ministère Public et est réclamée par la justice vénézuélienne.
Le Tribunal Suprême de Justice en exil, a été conformée le 21 juillet 2017 par l’Assemblée Nationale en outrage durant la crise institutionnelle durant les protestations de 2017. Ils se voient comme un remplacement des magistrats préalablement nommés en 2015. Les magistrats vivent en exil dans quatre pays : le Panama, le Chili, la Colombie et les États-Unis, et il se réunissent chaque semaine via Internet. L’Organisation d’États Américains et le Parlement Européen ont reconnu la légitimité du tribunal.
source : albaciudadlechuguinos / traduction VeneSol & Françoise Lopez pour Bolivar Infos / wikipedia