Deux diplomates de l’ambassade des États-Unis expulsés du Venezuela

Le président vénézuélien Nicolás Maduro a annoncé mardi qu’il avait déclaré persona non grata le chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis au Venezuela Todd Robinson, et le diplomate en charge de la section politique de cette ambassade Bryan Naranjo sur qui il a dit avoir des preuves qu’ils sont impliqués dans des actes de conspiration dans le domaine militaire et politique. « Ils ont violé la loi internationale plusieurs fois !, » a dit Maduro.

« J’ai des preuves. Il y a des témoignages que le chargé d’affaires des Etats-Unis Todd Robinson s’est immiscé dans les affaires intérieures de la politique vénézuélienne, que monsieur Bryan Naranjo, chef de la section politique et représentant de la CIA à l’ambassade des Etats-Unis se sont mis d’accord pour faire pression personnellement sur tous ceux qui annonçaient vouloir être candidats aux présidentielles, » a déclaré Maduro.

Cette mesure a été prise moins d’un jour après que le Président des Etats-Unis Donald Trump ait pris de nouvelles sanctions unilatérales contre le Venezuela après l’annonce des résultats des élections auxquelles Maduro a été élu avec 6 224 040 voix.

L’ordre exécutif interdit à tout citoyen, toute institution ou toute entreprise étasunienne d’acheter de al dette vénézuélienne ou des actifs et des propriétés appartenant au Gouvernement vénézuélien aux Etats-Unis, même les investissements provenant de Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA).

Pendant la cérémonie lors de laquelle il a été proclamé chef de l’Etat pour la période 2019-2025 qui a eu lieu au siège du Conseil National Electoral (CNE), à Caracas, Maduro a signalé qu’il a autorisé le vice-président Tareck El Aissami à présenter au pays les preuves de la conspiration et des actions d’ingérence dans lesquelles sont impliqués Robinson et Naranjo. Il a indiqué que plus de 10 notes de protestation, aussi bien privées que publiques, ont été remises à l’Ambassade pour exiger une rectification « mais ils continuent à augmenter leur attaque contre le Venezuela. »

« Ils ne veulent pas comprendre que le Venezuela est souverain et libre, » a noté le Président.

Il a réaffirmé que le Venezuela est victime d’une menace encore jaais vue auparavant et qu’il est devenu le Président le plus menacé et agressé de l’histoire. Cependant, il a noté que la situation ne l’effraie pas parce qu’il est sûr de la route de victoire qu’il réserve à la Patrie.

« Vous n’avez pas arrêté les élections ni avec des conspirations ni avec des sanctions. Ils n’ont pas pu ! Ils n’ont pas arrêté le tournant vers un Venezuela productif qui surmonte ses problèmes ! » a-t-il déclaré.

D’autre part, il a réaffirmé son intention d’établir des relations avec des secteurs de la société nord-américaine pour resserrer les liens et avancer vers des relations bilatérales sur la base du respect : « Je suis prêt à discuter avec tous les secteurs des Etats-Unis pour nous entendre et arrive rà des accords mais pas sur la base de pressions et de menaces, » a-t-il précisé.

Maduro a aussi exprimé son rejet des sanctions contre le pays parce qu’elles « causent des dommages au peuple et sont un affront pour la dignité nationale. » Il a déclaré : « Je rejette toutes les sanctions qu’on prétend prendre contre la République Bolivarienne du Venezuela parce qu’elles causent des dommages, de la souffrance, au peuple du Venezuela, qu’elles causent des dommages économiques, physiques, financiers, monétaires, au peuple du Venezuela. Je condamne et je rejette la conspiration permanente. » Maduro a également dénoncé à nouveau le fait que ces sanctions sont demandées par des secteurs de la droite vénézuélienne.

Nomination d’un nouveau vice-ministre pour es Relations Extérieures pour l’Amérique du Nord

Le président élu du Venezuela Nicolás Maduro a nommé mardi le chargé d’affaires de l’ambassade du Venezuela aux Etats-Unis Carlos Ron Martínez vice-ministre des Relations Extérieures pour l’Amérique du Nord.
Cette information a été donnée par le chancelier vénézuélien Jorge Arreaza qui en a donné la primeur sur son compte Twitter en soulignant « la dignité, le respect et l’attachement à la diplomatie » avec lesquelles cet homme politique avait rempli sa charge précédente.
Carlos Ron Martínez avait été nommé chargé d’affaires en mars 2017 et jusqu’à présent, vivait à Washington.
Mais ce n’est pas la seule annonce faite par Nicolás Maduro à propos des relations avec le Gouvernement des Etats-Unis. Ce matin, il a déclaré « persona non grata » Todd Robinson et Brian Naranjo, 2 diplomates de l’ambassade des Etats-Unis au Venezuela pour leur implication dans des actes de conspiration contre le pays et a ordonné, de plus, leur expulsion sous 48 heures.
Malgré les sanctions…
A la Chine, peu importent les sanctions des Etats-Unis contre le Venezuela, durcies après la victoire de Nicolás Maduro aux élections présidentielles. Elle poursuivra ses coopérations économiques avec Caracas, assure un porte-parole de la Chancellerie chinoise.
«La Chine a des relations normales avec les autres pays dans le monde, et même une coopération normale. Je crois que les autres pays ne devraient pas faire de commentaires irresponsables là-dessus » a souligné mardi le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères chinois, Lu Kang.
C’est par ces mots qu’il a répondu à une question sur la position de Pékin sur les nouveaux embargos imposés dimanche par Washington au Gouvernement vénézuélien après la réélection de Maduro président du Venezuela lors d’élections que les Etats-Unis qualifient de « frauduleuses. »
L’agence de presse britannique Reuters, citant un fonctionnaire anonyme de la Maison Blanche, avait informé que le Gouvernement du président étasunien Donald Trump avait eu « des discussions très concrètes » avec Pékin et Moscou à propos de la concession de nouveaux crédits au Gouvernement vénézuélien.
Le géant asiatique, a nuancé le porte-parole chinois, n’accepte pas l’ingérence des Etats-Unis dans ses relations avec le Venezuela. « Nous pensons que Washington et Caracas doivent résoudre leurs problèmes par le dialogue, » a-t-il ajouté.
Le locataire de la Maison Blanche a élargi dimanche ses sanctions contre le Venezuela grâce à un décret exécutif qui interdit toute transaction économique avec les organismes publics vénézuéliens et la compagnie d’Etat Petróleos de Venezuela (PDVSA) et il a promis d’appliquer « rapidement » d’autres mesures punitives contre le pays.
La mesure étasunienne est une réponse à la victoire de Maduro — avec 67,7 % des voix— aux élections, un résultat que Washington ne reconnaît pas. En opposition à cette position, la Chine et la Russie ont salué la réélection de Maduro et ont appelé à respecter la volonté du peuple vénézuélien exprimée dans ces élections.
Source en espagnol : albaciudad / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos