Attentat sur le Président Vénézuélien

L’avenue Bolivar entourée de motos, de jeeps, de chars, tous appartenant à la police et à l’armée. Pourquoi ? Parce qu’à 17h20, le jour de l’anniversaire de la garde nationale, 81 ans, deux drones chargés d’explosifs ont parcourus l’avenue Bolivar en direction du Président du Venezuela. Deux drones d’origine toujours inconnue, tout comme leurs explosifs.


Alors que les gardes défilaient devant la tribune du gouvernement où siégeaient les membres du gouvernement une explosion surgit puis une deuxième, les gardes du corps du gouvernement ornent les gilets par balles en hauteur pensant recevoir une troisième explosion ou quelconques tirs des immeubles entourant ce lieu. La foule est sous-tension, des cris, ils ne peuvent rester sur place et tous s’éloignent du lieu de l’explosion.
L’avenue porte un nom connus de tous les Vénézuéliens « Bolivar » et du sang se répands sur elle, ce sang appartient à sept gardiens nationaux. Sept gardiens pensant défiler pour célébrer l’anniversaire de leur troupe et se retrouvant aux urgences. Une foule fière de leur défense, courant pour s’abriter sous les ponts de l’avenue en quête de sécurité.

Il est 23h30, Nicolas Maduro vient de terminer de terminer son discours pour rassurer la population sur sa situation, il n’a pas été touché. Caracas va pouvoir s’endormir. Tranquillement ? Les rumeurs circulent dans les rues, la droite de la MUD, un ordre de la fin du mandat du président colombien (Santos), la C.I.A. ou un tweet de Donald Trump ? Cette journée est terminée et demain est un autre jour.

Demain les rues seront bondées de militaires, de chars de jeeps et de motos mais la garde nationale fera tout pour fêter son 82ème anniversaire avec le Président Maduro.

Le Procureur Général de la République, Tarek William Saab, a aussitôt désigné  3 procureurs nationaux, pour que les faits soient éclairés et puissent  déterminer les auteurs matériels et intellectuels de cette action criminelle. Lors de la même conférence de presse tenue samedi, le procureur général en a profité pour informer que le Ministère Public a réussi à éclairer le meurtre récent de trois paysans dans l’État de Barinas. Dans ce cas, les auteurs intellectuels ont été pleinement identifiés. « Ce sont de grand propriétaires terriens, pour que le pays le sache », as-t’il signalé, en assurant que le poids de la loi tombera sur leur sort. Il a aussi ajouté que « Ceux qui attentent à la stabilité, à la vie et la paix de la République, je le répète, la justice leur tombera dessus parce qu’ici la culture de l’impunité s’est terminée », a-t’il conclu.
C’est la première tentative d’assassinat connue contre le président vénézuélien Nicolas Maduro – au pouvoir depuis 2013 – perpétrée ce samedi après-midi à Caracas. Au moins deux explosions ont devant l’estrade mobile présidentielle disposée dans l’avenue Bolivar – l’une des plus longues de la capitale vénézuélienne-, pour commémorer les 81 ans de la création de la Garde Nationale Bolivariana (GNB).
Deux drones chargés des explosifs, qui ont été détruits par des militaires. Les gardes du corps du mandataire l’ont protégé avec des panneaux noirs pare-balles.
Un groupe armée vénézuélien nommé « Soldados de Franela » (soldats en flanelle) a revendiqué l’attentat (opération Phoenix, le même nom de l’opération qui tua Raul Reyes) à travers leur compte sur twitter. Leur texte dit ceci : L’opération était de survoler avec 2 drones chargés de C4 avec comme objectif, la loge présidentielle. Des francs – tireurs de la garde d’honneur ont abattu les drones avant d’arriver à l’objectif. Ce groupe terroriste souvent blanchi par les médias de droite est connu pour leurs discours ultra-nationaliste, fascisant et évangélisateurs. Oscar Pérez en était le leader, ancien policier, acteur et producteur de films d’action, il a été abattu le 15 janvier lorsqu’il a été repéré avec son unité dans un refuge.
Le même samedi-soir, un communiqué du groupe terroriste a été lu dans son intégralité et sans aucun commentaire par la journaliste anti-chaviste (en cavale car impliquée en 2004 dans le meurtre du procureur Danilo Anderson), Patricia Poleo, dans son émission sur Youtube depuis les États-Unis.
Jorge Rodriguez, ministre et porte-parole du gouvernement a déclaré en conférence de presse : « Ils ne font que mettre en évidence la haine que nous avons tant de fois dénoncé, de ceux qui ont été battu sur le terrain politique, de la guerre économique et dans tous les fronts qu’établit la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela. Ils recourent aux pratiques criminelles et brutales. Ils ont échoué, ils ont nouvellement échoué« , a t’il souligné tout en poursuivant : « La paix dont nous jouissons toutes et tous, de même que les représentants de l’opposition vénézuélienne, existe parce que le président Maduro s’est fermement obstiné à un attachement à la recherche de la paix de la République et de la Constitution« , a t’il ajouté. Rodríguez a souligné que le chef d’État se trouve en parfait état et il dirigera un message aux Vénézuéliens.
Le président Nicolas Maduro, dans sa déclaration vers 23h30 a accusé le président colombien sortant Juan Manuel Santos et la droite nationale Vénézuélienne de l’attentat… Il aussi déclaré : « Soyez sûr que nous continuerons la direction qu’a entrepris notre patrie, qui veut une paix et un développement« , il a souligné être « plus que jamais décidé à lutter, à encourager la Révolution Bolivarienne et arriver à la victoire, par l’unique chemin que nous avons, celui-là de la paix, et la Constitution« .
Sources : TeleSurVTV