Double critère : attentat en France & soi-disant attentat au Venezuela

Quand un attentat se produit, les agences et les médias internationaux reproduisent avec discipline la version officielle des Gouvernements. Sauf quand celui-ce se produit au Venezuela.
Alors, la tentative d’assassinat d’un Président élu devient un « soi-disant attentat » ou un « incident avec des drones. » Ses auteurs ne sont pas des terroristes mais un « groupe rebelle ». Et la presse consacre des pages complètes aux « doutes sur la version officielle et à ses points obscurs » qui conduisent à l’hypothèse d’un « montage » ou d’un « auto-attentat. » C’est l’apologie du terrorisme à la lettre qui est pratiquée par les médias des corporations.
Ce sont les mêmes qui nous parlent d’une « crise migratoire » vénézuélienne en Colombie. Et ce sont des hérauts du Gouvernement de Bogotá, préoccupé par « m’énorme crise au Venezuela. Curieusement, ces médias n’ont jamais appelé « crise » – ni même « problème » migratoire – l’existence de plus de 5 millions de Colombiens – presque 200 000 en qualité de réfugiés – qui vivent au Venezuela. 
Même aujourd’hui, après l’accord de paix entre e Gouvernement et la guérilla des FARC, l’Agence des Nations Unies pour les Réfugiés (ACNUR) dénonce qu’en 2018, en Colombie, 19.000 personnes ont été déplacées par la violence, un chiffre qui dépasse déjà celui de la totalité de l’année 2017.
Cela importe peu à la presse internationale. Comme les 123 dirigeants sociaux et défenseurs des Droits de l’Homme assassinés en Colombie depuis janvier de cette année.
Si nous cherchons sur un moteur de recherche « marche au Nicaragua, » nous trouvons seulement les manifestations de l’opposition. Les marches Sandinistes, supérieures en nombre, sont invisibles. Pourquoi ? Parce qu’elles contredisent le scénario des médias, enregistré à vif dans l’opinion publique : celui qui fait endosser les morts survenues depuis avril uniquement à la répression du Gouvernement, occulte l’extrême violence de l’opposition et diabolise le Gouvernement parce que – nous disent-ils – « il s’accroche au pouvoir. » Qu’il ait eu, il y a un an et demi, 72 % des voix du peuple ne rend-il pas ce « pouvoir » légitime ?
Nous pouvons lire dans la journal espagnol “El País” que la Réforme Constitutionnelle de Cuba est du « pur cinéma, » un simple « changement sémantique. » “The Washington Post” la qualifie de vraie « et bonne nouvelle robe » pour un « régime répressif » et « autoritaire. » Curieux, parce que pendant 3 mois, ce projet sera discuté par la population cubaine dans 135.000 assemblées, dans tous les centres de travail et les communautés. C’est un processus de participation sans précédent, absolument inédit dans le monde. Auquel pourra participer, par internet, aussi les émigrés cubains. Dictature, absence de démocratie, régime totalitaire ? Non, ne leur semble-t-il pas que dans ce récit des médias concernant Cuba, il y a quelque chose qui ne cadre pas ?… 
Source en espagnol : cubadebate / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos