L’agression contre le Venezuela entre dans une nouvelle phase d’intensité

Nous entrons désormais dans une nouvelle phase dans l’élaboration des plans d’agression extérieure visant à renverser le président Nicolas Maduro et à détruire la Révolution Bolivarienne et le Chavisme. Une fois de plus, il est confirmé que le développement stratégique du conflit politique au Venezuela est déterminé par le front international. Les initiatives, plans, orientations et ordres aux pions vénézuéliens qui exécutent les actions internes sont donnés de manière ouverte et publique par de hauts représentants du gouvernement des États-Unis.

Dans une large mesure, la nature frontale du gouvernement des États-Unis est due au fait qu’il est plongé dans une crise politique intérieure majeure, ce qui l’oblige à chercher de l’oxygène dans une victoire rapide pour sa politique étrangère. La prestation de serment inconstitutionnelle de Juan Guaidó en tant que président par intérim, la reconnaissance immédiate par Donald Trump et suivie par les gouvernements de l’Argentine, du Brésil, du Canada, du Chili, de la Colombie, de l’Équateur, du Paraguay et du Pérou, ainsi que par Luis Almagro, secrétaire général de l’OEA, sont des mesures prévues et coordonnées par le Département d’État Américain. Dans les jours à venir, la pression directe sera accrue au maximum afin de briser le bloc institutionnel du Chavisme, principalement la Force armée nationale bolivarienne et l’unité civico-militaire. En outre, il y a l’intervention directe latente, annoncée à plusieurs reprises.
Cette nouvelle situation vise à configurer un gouvernement parallèle, ce qui a un ensemble d’implications qui auraient des répercussions sur un autre des principaux fronts de ce conflit : l’économique. Depuis l’activation de ce gouvernement parallèle, de fortes attaques seront lancées sur la capacité financière du pays : elles pourraient faire progresser le contrôle des actifs à l’étranger, restreindre la capacité d’importation, affecter les exportations, y compris le pétrole. Tout cela aurait des répercussions sur la situation économique intérieure. D’où la nécessité pour le gouvernement national de prendre des mesures urgentes en matière macroéconomique, telles que, par exemple, la levée définitive du contrôle des changes, une politique fiscale ferme visant à contrôler le déficit budgétaire, une révision approfondie de la politique monétaire définie pour le pétro et le bolivar souverain.
Si les conséquences de la crise économique ont été graves, le nouveau scénario politique défini par le conflit avec les États-Unis peut les rendre beaucoup plus fortes si des mesures et des actions fortes ne sont pas prises pour atténuer cet effet. L’augmentation de la production nationale, principalement alimentaire, est essentielle : elle passe par la promotion d’un large dialogue et la recherche d’un consensus avec les facteurs productifs les plus divers à vocation nationale et patriotique, loin des logiques cupulaires et des groupes de pouvoir. La démocratisation de l’économie, des ressources et des aliments à produire doit être un fait au Venezuela pour sortir de la crise économique. Le Venezuela a un besoin urgent d’une Alliance productive nationale.
Le scénario politique national immédiat sera marqué par une augmentation des actions violentes de la droite dans le cadre de la mise en œuvre du coup d’État qui a commencé avec l’auto-proclamation de Juan Guaidó.
Cette fois, avec deux variantes : 1) la violence est générée de manière ciblée dans les zones populaires pour saper la capacité de réaction et de mobilisation des bases populaires du chavisme, qui se trouvent dans ces zones, et pour essayer de provoquer une violence populaire généralisée, 2) la violence a été générée dans les zones proches du Palais de Miraflores afin de générer la sensation de siège effectif au centre du pouvoir. La guarimba (violence de rue) est la méthode pour appliquer cette violence, puisque la stratégie se concentre sur la génération de terreur dans la population, sur l’usure de la FANB et des forces de sécurité, et sur les médias et la capitalisation politique des conséquences de la violence en faveur de la droite, blâmant le gouvernement et contribuant à la fausse histoire qu’il alimente depuis des années : celle d’un gouvernement tyrannique et répressif.
Pour cela, il faut des blessés, des morts, du feu, de la destruction. Une action clé dans ce scénario est d’élargir le cadre des alliances au-delà du Chavisme pour isoler efficacement le coup d’Etat, le pro-impérialisme et la violence. La démocratie, la souveraineté et la paix sont des motifs supérieurs qui peuvent générer des points de rencontre pour vaincre la menace actuelle.
Nous pensons qu’il est essentiel, pour renforcer l’unité populaire, la combativité et l’enthousiasme de notre peuple, que le gouvernement national promeuve avec profondeur et force, dans le concret de la pratique politique et gouvernementale, les espaces pour la radicalisation de la démocratie révolutionnaire, ainsi que pour prendre des mesures plus énergiques dans la lutte contre la corruption. De même, il est urgent de mettre en place un plan national d’urgence visant non seulement la production alimentaire, mais aussi la concentration de tous les efforts et capacités du gouvernement et du peuple organisé afin de rétablir l’efficacité des services publics. Nous ne devons pas sous-estimer le mécontentement que la crise économique et la détérioration des services ont provoqué dans les bases populaires.
La loyauté et la subordination de la Force armée nationale bolivarienne à la Constitution, au peuple et au président-commandant en chef Nicolas Maduro ont été essentielles. Aujourd’hui, le ministre Padrino López et le haut commandement militaire l’ont ratifié et ont rejeté avec force l’ingérence américaine et l’usurpation présumée du pouvoir par Juan Guidó et ses alliés à l’Assemblée Nationale en outrage. En complément de cette forteresse, il est essentiel de maintenir une mobilisation populaire consciente et disciplinée, dans l’unité civico-militaire, pour défendre la patrie, les conquêtes et la paix. Il est nécessaire d’accélérer et d’approfondir les préparatifs pour la défense intégrale du territoire dans lequel tout le peuple est impliqué, selon la doctrine léguée par le commandant Chavez. A cet égard, il est essentiel d’approfondir et de renforcer l’action de la milice nationale bolivarienne. Le Courant Révolutionnaire Bolívar et Zamora a promu les Brigades de Défense Populaire Hugo Chavez, principalement dans les États de Táchira, Apure et Barinas, comme contribution à l’organisation sociale territoriale dans les tâches de défense contre le fascisme et l’impérialisme. Nous appelons tous les patriotes à se joindre à ces tâches incontournables.
CRBZ / traduction : Venesol