Les troupes israéliennes sont arrivées au Brésil

Le gouvernement a annoncé qu’il participera à la recherche des 290 personnes qui ont disparu après l’explosion du barrage de Minas Gerais. Cependant, l’arrivée se produit dans un contexte de tension dans la région et de menace d’intervention militaire au Venezuela. Le débarquement de tonnes de matériel militaire, y compris un ensemble de radars, accroît la suspicion quant à l’utilisation de l' »aide humanitaire » comme « cheval de Troie » pour l’intervention militaire.
Au moins 130 soldats des Forces de défense israéliennes (FDI) sont arrivés au Brésil avec des tonnes de matériel pour aider à la recherche de personnes disparues à la suite de l’effondrement d’un barrage dans la région du Minas Gerais. Le 25 janvier, le barrage de déchets miniers a explosé et lancé une mer de boue et de déchets qui a enseveli les installations de la société minière Vale Company et les maisons environnantes. Cette tragédie a coûté la vie à 65 personnes et 290 autres sont toujours portées disparues.
L’arrivée des troupes israéliennes, le débarquement de tonnes de matériel militaire et l’annonce de leur maintien pour une durée indéterminée s’inscrivent dans un cadre très complexe pour la région. Les agressions déclenchées contre le Venezuela, la menace constante d’une intervention militaire à laquelle se sont joints le président du Brésil, le néo-fasciste Jair Bolsonaro et ses fils (qui ont fait plusieurs déclarations publiques à ce sujet). De plus, l’alignement du nouveau gouvernement brésilien sur les intérêts des gouvernements des Etats-Unis et d’Israël nous font redouter que « l’aide humanitaire » soit à nouveau utilisée comme excuse, un « cheval de Troie » qui va donner lieu à une intervention militaire étrangère dans la région.
Dans un entretien accordé à Contexto, Jorge Kreyness, analyste politique international, a souligné qu' »il est évident que l’arrivée des militaires d’une puissance extraterritoriale dans la région aggrave le contexte de tension que l’on connaît actuellement. « 
« Dans la situation actuelle, la menace d’une intervention militaire au Venezuela par le gouvernement de Donald Trump et ses alliés régionaux et extrarégionaux (y compris les gouvernements de Bolsonaro au Brésil et de Benjamin Netanyahou en Israël) est très présente « , a-t-il remarqué.
Kreyness a déclaré que  » l’assistance en cas de tragédies ou de catastrophes naturelles a été l’un des arguments répétés utilisés par les puissances, en particulier les Etats-Unis, pour introduire des troupes militaires sur le territoire d’autres pays. Le fanatisme pro-israélien de Bolsonaro semble répéter les mêmes critères d’utilisation de « l’aide humanitaire » comme excuse pour l’arrivée de forces militaires d’une puissance étrangère. Ils sont arrivés avec beaucoup d’équipement. L’armée de l’État israélien est un expert en matière d’interception des communications et d’espionnage », a-t-il dit.
Kreyness a également déclaré qu' »il doit être clair que le mur que Donald Trump, un autre allié de Bolsonaro et du gouvernement israélien, a l’intention de construire est un mur contre toute l’Amérique latine, et dans ce cadre, et dans le cadre du même projet, sont toutes les bases militaires qui ont été installés et qu’ils entendent continuer à installer dans la région.
« La présence de plus en plus marquée de l’armée israélienne dans toute la région est plus qu’inquiétante. Les troupes israéliennes ont le triste bilan d’être une force d’occupation qui pratique quotidiennement un véritable génocide contre le peuple palestinien, visant à l’extermination totale de ce peuple « , a conclu le spécialiste.
Par Hector Bernardo
Diario contexto / traduction : Venesol