La véritable aide humanitaire ne justifie pas la guerre

Face à l’arrivée d’une soi-disant « aide humanitaire » des Etats-Unis (USA) qui serait utilisée pour couvrir une agression militaire, l’ambassadeur du Venezuela devant l’Organisation de Etats Américains (OEA) Samuel Moncada, a déclaré que ces actions ne doivent pas être utilisées pour justifier une guerre ou une extorsion.

Lors d’une session du Conseil Permanent de cette organisation, Moncada a rappelé que la Croix Rouge a déclaré que ces actions des Etats-Unis ne sont pas déclarées comme « aide humanitaire. »
«  La véritable aide humanitaire ne peut qu’être neutre, indépendante, universelle, ne doit pas être politique, avoir pour but une extorsion ou justifier une guerre. Même la Croix Rouge, en tant qu’organisation, n’accepte pas l’idée de l’aide humanitaire qu’offrent les Etats-Unis au Venezuela. »
Ces derniers jours, le président du comité, Christoph Harnisch, a déclaré que la Croix Rouge ne fera pas partie d’une éventuelle opération de remise « d’aide humanitaire » que demande la député de l’Assemblée Nationale dans l’illégalité Juan Guaidó.
Moncada a qualifié ces actions de « propagande » qui « cache les motifs de l’agression » étant donné que les représentants sui soutiennent cette soi-disant aide humanitaire sont les mêmes vieux faucons qui réalisent des interventions sur le continent latino-américain, a-t-il déclaré en évoquant « l’émissaire » nommé par les Etats-Unis pour « rétablir la démocratie » au Venezuela, Elliott Abrams.
« Il n’y a pas de plus grand cynisme dans le message qui envoient : les mêmes acteurs, le même truc, la même simulation, » a-t-il souligné.
Il faut souligner qu’Eliott Abrams est bien connu pour avoir minimisé le massacre d’El Mozote, survenu en 1981 au Salvador – dans lequel était impliqué le bataillon Atlácatl, formé par l’Agence Centrale de Renseignement des Etats-Unis (CIA) – au cours duquel ont été assassinés environ 600 hommes, femmes et enfants salvadoriens, ce qui en fait l’un des pires actes de violence contre une population civile en Amérique Latine.
De même, il a caché des informations au Congrès pendant le scandale Irán-Contras, également survenus pendant le Gouvernement de Reagan, dans lequel a été mise en évidence la vente illégale d’armes à l’Iran pendante la guerre Irak-Iran (1980-1988) pour obtenir des ressources destinées à financer les groupes opposés au Gouvernement sandiniste du Nicaragua.
En février 1986, Abrams considérait comme nécessaire « l’aide militaire à la Contra. Nous le pensons vraiment. La négociation ne triomphera jamais sans ce soutien militaire (…) Comment peut-on amener cette sorte de gens à compromis, à une négociation ? La solution est très simple : pression, pression et pression. Les négociations et la pression diplomatique, économique et militaire ne sont pas contradictoires, elles se complètent, » cite le journal El País d’Espagne.
D’autre part, il a souligné que si les Etats-Unis et les pays de l’Union Européenne souhaitaient aider le Venezuela, ils lèveraient le blocus économique et financier qu’ils lui ont imposé pour qu’il puisse acheter les produits nécessaires pour satisfaire les besoins du peuple.
« Rendre ce qui a été volé serait une aide immédiate. Alors,nous devrions, remercier les pillards, pour les miettes qu’ils nous offrent… » a-t-il dit.
Une étude publiée récemment par le Centre Stratégique d’Analyse Géopolitique (CELAG) citée sur le site de RT révèle que toutes ces actions impérialistes ont causé au Venezuela des pertes de 350 000 000 000 de dollars en production de biens et de services entre 2013 et 2017, ce qui équivaut à 8 400 à 12.100 dollars de perte pour chaque Vénézuélien ou au Produit Intérieur Brut (PIB) d’environ 1 an et demi.
« En résumé, si on ajoute la valeur moyenne annuelle des devises qui ne sont pas entrées à cause du blocus (19 200 000 000), et ce que le pays a dû payer en moyenne chaque année pour la dette extérieure (3 300 000 000), on peut conclure que l’économie et la société ont subi une asphyxie internationale de 22 500 000 000 de dollars par an suite à une stratégie internationale délibérée d’isolement financier, » indique le rapport.
L’ambassadeur du Venezuela à l’Organisation des Nations Unies (ONU), Samuel Moncada, a affirmé samedi que les Etats-Unis (USA) et l’Organisation des Etats Américains ( OEA) développent un plan destiné à amener son pays à une guerre.
« Ils mobilisent des forces militaires pour provoquer une guerre, une cause pour la guerre, et ils la vendent à tous les médias pour pouvoir dire qu’ils sont les sauveurs du peuple du Venezuela, » a dit le diplomate, il a qualifié cette stratégie de perverse, diabolique et criminelle et il l’a comparée aux actions des Etats-Unis contre l’Irak en 2003. 
Moncada a déclaré, en outre, que vendredi, à l’OEA, les mensonges de l’OEA et des Etats-Unis contre ont été renversés et il a dénoncé le fait que cet organise cherche à empêcher le Gouvernement de Nicolás Maduro de se défendre lors de la prochaine réunion en appliquant des sanctions contre la représentation diplomatique dans cette rencontre pour tenter d’empêcher qu’elle soit présente.
A ce sujet, il a rappelé que c’est le Venezuela qui a décidé, en 2017, de quitter ce groupe, un départ qui, conformément au règlement, doit avoir lieu le 27 avril 2019 et pas avant.
De même, il a dénoncé le vol de 30 000 000 000 de dollars par le Gouvernement de Donald Trump envers le Venezuela réalisé ces derniers jours pour rendre plus difficile al situation sociale du pays et favoriser une intervention militaire : « Ils font hold-up massif contre le peuple du Venezuela pour justifier une invasion. L’OEA prépare toujours le terrain pour les pires actions.
ALBACiudad & TeleSur /traduit par Bolivar infos