Nous allons maintenant ruiner votre économie…

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a donné des détails sur les « effets dévastateurs » du blocus imposé au Venezuela par le gouvernement américain.
Condamnant les sanctions unilatérales et coercitives des États-Unis et leurs graves conséquences pour le peuple vénézuélien, le ministre vénézuélien des affaires étrangères, Jorge Arreaza, a déclaré que ces pressions révèle l’impuissance de Washington à renverser Nicolás Maduro.
« Elliott Abrams me l’a dit publiquement : « Puisque le coup d’État a échoué, nous allons maintenant ruiner votre économie », a déclaré M. Arreaza ce 25 avril lors d’une conférence de presse au siège des Nations Unies à New York.
Plus concrètement, les États-Unis évaluent le succès de leur stratégie en fonction du degré d’effondrement de l’économie vénézuélienne, a-t-il dit, citant les déclarations d’un responsable du département d’État en 2018.
A la lumière de ces déclarations, Arreaza souligne que la prétendue « aide humanitaire » n’était qu’un  » spectacle  » pour cacher les énormes pressions que les USA exercent depuis longtemps.
Le ministre des Affaires étrangères a averti que les dernières mesures prises par Washington contre la compagnie pétrolière publique Petróleos de Venezuela et Citgo, sa filiale aux États-Unis, visent à promouvoir un changement de gouvernement, indépendamment des conséquences négatives pour la population.
Étrangler l’économie
Une autre stratégie, a expliqué M. Arreaza, consiste à tenter d’étrangler la Banque centrale du Venezuela et les structures économiques du pays, notamment en menaçant les banques privées internationales pour qu’elles renoncent à travailler avec le Venezuela, même si les transactions ne relèvent pas directement des sanctions américaines.
« Les banques internationales tremblent lorsqu’elles voient une demande du Venezuela, par crainte de sanctions », a déclaré Arreaza, précisant que le refus des banques n’a pas lieu d’être dans le cas d’achat de médicaments ou de fournitures médicales pour la population.
Le diplomate a indiqué que, malgré la coopération de la Chine, de la Russie et de l’Organisation panaméricaine de la santé pour le Venezuela en vue d’obtenir des fournitures, des traitements et des médicaments pour la population, des envois n’ont pu atteindre son pays en raison des sanctions imposées par les États-Unis, et que l’impossibilité d’importer des biens et produits prioritaires a entraîné des milliers de morts.
Respect des patients
Le ministre des Affaires étrangères a mentionné le dernier rapport préparé par le Center for Economic and Political Research (CEPR), qui affirme que les sanctions américaines ont causé 40.000 morts au Venezuela. Il a également averti que, selon le rapport, il pourrait y avoir encore plus de morts à la suite des sanctions.
« Que faites-vous de la vie des gens, du traitement des patients séropositifs, des patients en chimiothérapie et des opérations chirurgicales qui doivent être suspendues ? », a demandé Arreaza. La communauté internationale doit réfléchir à cette question, exiger le respect des patients chroniques, dont le paiement des traitements médicaux est bloqué par les banques internationales.
Face à cette situation, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé que son pays lance une campagne internationale pour dénoncer l’impact dévastateur des sanctions qu’il subit du fait du blocus imposé par le gouvernement nord-américain.
Source : arreaza-abrams
Traduction : Venesol