Amérique Latine, risquer l’avenir

Cuba a subi une attaque permanente et violente de la part de la classe oligarchique aussi bien intérieure qu’extérieure. Et aujourd’hui elle attaque le Venezuela et le Nicaragua. De toute évidence, notre continent latino-américain est confronté à une nouvelle situation historique et sociale. Depuis la révolution cubaine qui a commencé en 1959, l’Amérique latine marque le début d’un processus vers l’avenir; puis viennent d’autres peuples comme le Nicaragua (1979), El Salvador (1980), le Venezuela (1999) et la Bolivie en 2006.
Ce processus avait été rejoint par certains gouvernements comme l’Équateur et le Brésil, qui ont subi un revers en raison des changements qui ont réussi à promouvoir la classe oligarchique qui a toujours été qualifiée de réactionnaire.
Mais il semble que ce processus n’est ni facile ni réjouissant. Cuba a subi une attaque permanente et violente de la part de la classe oligarchique aussi bien intérieure qu’extérieure, ainsi que de la puissante réaction de l’impérialisme américain et de ses alliés européens, qui ont maintenu pendant de nombreuses années un blocus cruel et criminel contre des millions de citoyens de ce pays.  Et aujourd’hui, ils attaquent le Venezuela et le Nicaragua; avec d’autres personnages, mais ils représentent finalement la même classe oligarchique réactionnaire au développement et à la coexistence de l’avenir. Attaques violentes, cruelles et canailles, typiques d’un bandit. L’oligarchie réactionnaire tente de récupérer sa domination de la pauvreté, de l’emprisonnement, des atrocités, du vol de fonds publics, de la promotion de tous les types de corruption et d’abus gouvernementaux, de la torture et de la persécution de ceux qui protestent contre ces hommes de main.
Mais la vie ne revient pas, aucune société ne peut voir aujourd’hui comme bon un système dans lequel une personne asservit une autre et dispose joyeusement de sa vie et de sa mort en s’enrichissant et en vivant de la sueur et de l’amertume de cet esclave, personne ne conçoit aujourd’hui comme bon l’idée d’être le vassal de l’autre ; il est ridicule de penser à une société de patriciens et de plébéiens. Personne ne pense à vivre dans une société où il faut se soumettre au patron et au « maître ». Nos sociétés changent, ce n’est ni facile ni cocasse, c’est pourquoi le slogan que Charles Marx proclamait en 1848 s’impose de plus en plus : « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous »!
L’assaut de la bourgeoisie réactionnaire et de l’impérialisme contre le Venezuela et le Nicaragua est leur lutte pour revenir au retard, au sous-développement et à la thésaurisation des richesses afin que nos peuples restent éternellement « sous-développés et pauvres. Mais le moment est venu d’en dire: ça suffit!  Au Brésil, il y a quarante millions de personnes qui ont voté pour le socialisme lors des dernières élections, en Equateur je ne sais pas combien il y en aura, mais il doit y en avoir des millions aussi.  En Colombie, il y a des milliers de révolutionnaires armés et prêts à mourir pour leur pays; au Venezuela, au Nicaragua, à Cuba et en Bolivie, tout un peuple de plus de soixante-dix millions de personnes défend la paix et l’avenir. Je pense qu’il est temps de généraliser la révolution parce que le problème auquel le Venezuela fait face aujourd’hui n’est pas seulement le problème du Venezuela, c’est l’ensemble de l’Amérique latine. L’oligarchie ne cédera jamais avec des prières ou par « amour »; et l’impérialisme sera beaucoup plus violent quand la bataille du prolétariat deviendra plus intense.
Je crois qu’il faut une unité révolutionnaire dans toute l’Amérique latine pour défendre l’avenir de cette grande patrie, non seulement sur le plan commercial, mais dans la lutte.
Par Luis Ernesto Ramírez 
Traduction Bernard Tornare
Source en espagnol : Telesur / Source en français : blog politique de Bernard Tornare