Venezuela, la menace d’une invasion militaire

L’aile droite hystérique vit des moments d’extrême frustration et d’impuissance parce qu’aucun de ses plans séditieux ne s’est réalisé. Ils ont échoué dans toutes les tentatives de coups d’Etat, d’assassinats, d’attaques terroristes et de « guarimbas » violents. C’est une machine de haine qui n’a aucun respect pour les autres.
D’échec en échec, le désespoir s’empare de l’extrême droite. La bêtise est sa pire lettre d’introduction. Ils sont pleins de folie, voire de suicide politique, lorsqu’ils demandent (en se trainant et mendiant) au plus grand meurtrier de la planète (regardez surtout les atrocités commises au Vietnam, en Afghanistan, en Libye, en Irak, en Syrie, etc) de venir les sauver par une invasion militaire « chirurgicale ». Un débarquement de toute la puissance du Commandement Sud, dont les bombardements et les éclats d’obus ne font qu’exterminer le peuple chaviste, laissant intacts les modes de vie de cette aile droite insensée. Comme ils sont irresponsables et négligents.
La vérité est différente. Là où passent les troupes criminelles américaines, seules la mort et la destruction sont semées. Dans toutes les invasions « humanitaires », la même condition se répète : la paix disparaît, les pays sont fragmentés, l’unité nationale et l’intégrité territoriale disparaissent. Il y a des millions de morts, de blessés et de déplacés. Rien qu’au cours des dernières années, la vague de réfugiés en provenance de pays violés par l’Occident vers l’Europe s’élève à plusieurs millions. Selon le HCR, dans son rapport sur les tendances mondiales, il indique que « 44 400 personnes par jour ont été contraintes de fuir leur foyer en 2017. Fin 2017, on comptait 25,4 millions de réfugiés (dont près de 20 millions sous le mandat du HCR et plus de 5,4 millions sous celui de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient), 40 millions de déplacés internes et 3,1 millions de demandeurs d’asile. Ce sont des millions d’êtres humains qui fuient la précarité économique (en raison du blocus commercial et financier) et les menaces à la vie que les invasions militaires « salvatrices » provoquent avec les attaques militaires dans leurs pays d’origine.
L’une des questions les plus répugnantes que nous trouvons dans les guerres imposées par les « libérateurs » est l’immoralité contenue dans le concept de « dommages collatéraux » (vil meurtre de civils) perpétrés en toute impunité par les Etats-Unis et leurs partenaires de l’OTAN.
Les fréquentes « erreurs » commises par les bombes intelligentes (pas intelligentes du tout, s’il vous plaît), où les armes d’extermination américaines très modernes tombent avec précision sur des familles entières, des bâtiments, des hôpitaux, des écoles, etc., sans que l’empire envahisseur ne soit immuable et ne réponde à la justice pour les vies prises.
Depuis la première invasion des Etats-Unis et de leurs alliés contre l’Irak en 1990, des centaines de civils ont déjà été tués à cause de leurs missiles, tombant sur des marchés, des ponts, des abris et des bâtiments d’habitation. Il y a des centaines de revues de presse qui rapportent les attaques. EFE rapporte que  » les Etats-Unis ont rompu le silence sur les civils qui ont tué leurs drones dans la lutte contre le terrorisme, reconnaissant jusqu’à 116 morts de  » non-combattants  » dans leurs attaques ciblées au Pakistan, au Yémen, en Somalie et en Libye depuis l’arrivée au pouvoir du Président Barack Obama en 2009.
Tel est le vrai visage de l’empire américain décadent. Elle fonde ses actions criminelles sur l’impunité la plus absolue. C’est de la pure barbarie.
Nous avons récemment relu le cas du bombardement aveugle de la Yougoslavie par les Etats-Unis. Surtout ceux qui se sont produits le 7 mai 1999, lorsque des avions américains de type B-2 (bombardier furtif) ont largué leurs missiles sur Belgrade ; directement aux « coordonnées précises d’une cible sélectionnée et approuvée par la CIA ». Cinq bombes sont tombées, mais pas sur une cible militaire ou stratégique. Les bombes ont frappé le siège de l’ambassade de la République populaire de Chine, tuant 3 personnes (journalistes) et laissant plus de 20 blessés. Les diplomates et militaires immoraux américains ne pouvaient que marmonner l’excuse que « c’était un accident ». Une erreur tragique », minimisant la gravité d’une attaque délibérée contre une installation diplomatique qui pourrait être considérée comme un « crime de guerre » par la Chine, générant des représailles et une escalade de guerre entre les deux puissances nucléaires. Pour comprendre l’immoralité et l’impudeur des Etats-Unis et de leurs alliés dans ce conflit, un porte-parole de l’OTAN, James Shea, a souligné le 10 mai dernier (avec une apparente fierté) que  » jusqu’à présent, l’alliance atlantique a atteint 1900 cibles et en a largué environ 9000, entre missiles et bombes  » et  » seulement 12 (missiles) ont manqué la cible, soit moins de 1%, ce qui nous pousse à viser avec précision. Les promoteurs de la barbarie n’ont aucune valeur pour la vie humaine.
C’est avec toute cette terreur que les créoles apatrides rêvent ardemment. Que les bombes tombent sur Caracas, sur les humbles, pour qu’ils restaurent sur les ruines leurs privilèges de classe « monarchique ». Ça ne les dérange pas d’enterrer la vie de millions de Vénézuéliens sous les décombres. C’est pourquoi l’absence morale de cette droite est comprise, lorsque les conséquences de leurs actions éhontées mettent en danger la vie et les droits sociaux, économiques et politiques du peuple vénézuélien. Dans le caprice obstiné de la droite pour attaquer le pouvoir, ils n’épargnent aucune dépense dans les morts que leurs maîtres vont générer quand ils raseront le pays. Il ne s’agira que de dommages collatéraux. Juste des broutilles par rapport à leurs plans insatiables. Il n’y aura plus rien pour rester sur cette voie de la violence. Il n’y a même pas de dépouille pour le plaisir de cette faune de charognards.
Par Richard Canan
PSUV / Traduction Bernard Tornare pour son blog politique « Hugo Chavez »