Nouveau plan de coup d’Etat contre le président Maduro

Le vice-président pour la Communication, le Tourisme et la Culture, Jorge Rodríguez, a donné mercredi – 26 juin 2019 – des preuves d’un plan qui implique la droite vénézuélienne et internationale dans une nouvelle tentative de coup d’État contre le président constitutionnel de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro.

Cette opération était destinée à libérer le général vénézuélien Raúl Isaías Baduel, détenu dans les locaux du Service Bolivarien de Renseignement National (SEBIN) pour ensuite le transporter au siège de Venezolana de Televisión, aux Ruices, dans l’état de Miranda pour qu’il s’autoproclame Président du pays.

Le premier lieutenant Carlos Eduardo Lozada Saavedra, qui a fait la déclaration aux autorités judiciaires du Venezuela a confirmé cette information.

Les preuves concernant ce plan ont été recueillies dans les plus de 56 heures de video qui montrent des plans de déstabilisation et se trouvent dans les mains du service de renseignement de l’État vénézuélien qui suivait ces terroristes depuis plus de 14 mois.

Rodríguez a fait savoir qu’on a saisi 140.000 cartouches de mitrailleuses, que des raids d’agents israéliens, colombiens et nord-américains était prévue en 3 groupes de combat préétablis pour capturer le président Maduro, prendre la base aérienne et le Palais de Miraflores : « Tout cela avec le soutien du Gouvernement des Etats-Unis, » a-t-il déclaré.

Ces groupes s’intitulent Sucre, Lander et Ulises. Le premier devait capturer et assassiner le chef de l’Etat, le président de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), Diosdado Cabello, le Protecteur de l’état de Táchira, Freddy Bernal, et la première combattante de la nation, Cilia Flores. 

Le groupe Lander devait prendre le siège de la Direction Générale du Contrespionnage Militaire (DGCIM) et capturer le ministre du Pouvoir Populaire de l’Intérieur, de la Justice et de la Paix, Néstor Reverol, prendre les Bataillons Ayala, Bolívar et la Base Aérienne de La Carlota.

Le groupe Ulises devait capturer le nouveau directeur du SEBIN, le général en chef Gustavo González López, a raconté Rodríguez.

Les preuves concernant ce plan ont été montrées lors d’un “Hampograma” des groupes militaires, des troubles et des actes terroristes qui devaient être perpétrés les 23 et 24 juin de cette année.

Rodríguez a révélé que celui qui était en charge de ces opérations se trouve en République Dominicaine et que c’est le général de brigade à la retraite José Báez Torreaba, alias “Maréchal”, (oncle du premier lieutenant Carlos Eduardo Lozada Saavedra), qui a expliqué une partie des opérations terroristes.

Attaque des caves de la Banque Centrale du Venezuela (BCV)

Rafael Acosta Arévalo alias “Gonzalo”, dans une vidéoconférence avec ses alliés, a précisé que l’une des opérations prévues était de voler des armes et le contenu des caves de la Banque Centrale du Venezuela (BCV) pour financer les actes terroristes. Pour cela, ils auraient utilisé 15 véhicules, 4 pour y entrer et 1 autre pour concrétiser l’objectif.

A cette opération devaient participer d’ex-fonctionnaires du Corps d’Investigation Scientifique, Pénales et Criminelles (CICPC). Parmi ceux-ci, ceux qui se font appeler “Marina, Cheo, Camilo y Gonzalo” ont été capturés.

Assassinat de dirigeants sociaux

Il était également prévu d’assassiner des dirigeants de mouvements sociaux des paroisses de Sucre et du 23 janvier de Caracas.

Comment le gouvernement a neutralisé la tentative de coup d’État

Les services de renseignement du Gouvernement du Venezuela ont réussi à démanteler une nouvelle tentative de coup d’Etat contre les autorités légitimes, a révélé mercredi le ministre de la Communication, Jorge Rodríguez.

Le plan de la droite vénézuélienne, largement soutenu par des Gouvernements étrangers, a été infiltré et neutralisé après plus d’1 an d’opérations de suivi et d’amoncellement de preuves.

Plus de 56 heures de film de différents appels par vidéo entre les putschistes, des preuves de remise d’argent, des témoignages, des confessions et des conversations par radio et par téléphone portable font partie du matériel compilé par les autorités qui a déjà été remis au Bureau du Procureur Général.

« Nous avons assuré un suivi de renseignement depuis 14 mois, » en contrôlant les réunions clandestines de l’opposition, « nous étions dans toutes ces réunions, » a révélé Rodríguez lors d’une conférence de presse où il a montré une partie des preuves obtenues.

En quoi consistait ce plan ?

Les conjurés avaient pour objectif le renversement de la révolution Bolivarienne et l’assassinat de plusieurs de ses principaux dirigeants pour créer un climat de déstabilisation dans le pays.

Fixés au 23 et 24 juin 2019, les actes terroristes auraient commencé par une opération destinée à libérer le général vénézuélien Raúl Isaías Baduel, détenu dans les locaux du Service Bolivarien de Renseignement National (SEBIN) pour qu’il s’autoproclame président du pays.

Cet acte d’usurpation devait être exécuté dans les studios de Venezolana de Televisión (VTV) et de la Télévision Vénézuélienne Sociale (TVES) dont les locaux devaient être attaqués auparavant et pris par un groupe commando.

Parallèlement, 3 groupes de combat intitulés Sucre, Lander et Ulises et composés d’agents spéciaux israéliens, colombiens et nord-américains seraient entrés en territoire vénézuélien.

Le premier groupe avait pour mission de prendre le Palais de Miraflores (siège du Gouvernement), de capturer et d’exécuter le chef de l’Etat Nicolás Maduro, la Première Combattante Cilia Flores, le président de l’Assemblée Nationale Constituante (ANC), Diosdado Cabello et le protecteur de l’état de Táchira, Freddy Bernal.

Le groupe Lander, pour sa part, devait prendre le siège de la direction générale du Contrespionnage Militaire (DGCIM) et arrêter le ministre de l’Intérieur, Néstor Reverol. Des mandats remis aux terroristes, on peut déduire que cette cellule, composée de paramilitaires colombiens, devait aussi faire des incursions contre les installations de la Force d’Actions Spéciales (FAES) de la Police Nationale Bolivarienne (PNB) dans les quartiers de Petare, la Base Aérienne Militaire Francisco de Miranda de La Carlota et les bataillons de l’Armée Ayala et Bolívar, au Fort Tiuna de Caracas (la capitale) où est conservé un important arsenal.

La cellule Ulises, dont certains membres étaient des agents du renseignement étasunien devait capturer le directeur du SEBIN, Gustavo González López et aider le groupe Lander à assurer la sécurité et la stabilité.

Opérations parallèles

Pour assurer le succès de ce coup d’Etat, d’autres unités terroristes travaillaient en parallèle pour bloquer las principales voies d’accès à la capitale avec des actions de sabotage du Tunnel La Cabrera et à l’entrée de Petare et Tazón à Caracas.

Là, un militaire à la retraite identifié comme Rafael Acosta Arévalo (alias “Gonzalo”), selon ce qui est ressorti des appels téléphoniques, devait être chargé de faire exploser une antenne de télécommunication.

L’expert en explosifs dirigerait aussi une attaque des caves de la Banque Centrale du Venezuela (BCV) où se trouvent les réserves d’or et les camions de transport de fonds et où les putschistes pensaient pouvoir prendre le contrôle d’un parc d’armes. Dans les conversations infiltrées par les services de sécurité, ils parlaient de prendre « les 146 balais » en parlant des fusils.

Une autre partie du plan comprenait l’assassinat de dirigeants importants des mouvements sociaux du chavisme dans la paroisse symbolique du 23 Janvier de Caracas et l’assassinat de médecins et d’animateurs sportifs et culturels cubains de la Mission Dans le Quartier Médical, Dans le Quartier Culturel et Dans le Quartier Sportif. A cette opération devaient participer d’ex-fonctionnaires du Corps d’Investigation Scientifiques, pénales et Criminelles (CICPC) dont certains, qui se faisaient appeler “Marina », « Cheo », « Camilo » et « Gonzalo » ont déjà été arrêtés par les forces de l’ordre.

Coordination des actions

De la République dominicaine, le général de brigade à la retraite Eduardo José Báez Torrealba, alias « Maréchal », dirigeait une partie du réseau criminel en communiquant en permanence avec Antonio Rivero, alias « Peregrino” et un avocat du nom d’Ángel Ortiz, “Arcángel”.

Le nom du général à la retraite Ramón Antonio Lozada Saavedra est égalent apparu. Toutes ces personnes sont l’objet de mandats d’arrêt de la Justice civile et militaire et dans les prochaines heures, on demandera un mandat d’arrêt international à l’Organisation Internationale de Police Criminelle (INTERPOL), a fait savoir le ministre Rodríguez. 

Complicité d’Iván Duque, président de la Colombie

 La complicité d’Iván Duque et du Gouvernement de la Colombie dans la nouvelle tentative fasciste pour m’assassiner grâce à des attaques terroristes, assassiner des dirigeants au Venezuela, est évidente, » a déclaré mercredi le président Nicolás Maduro Moros.

« L’oligarchie colombienne de Duque, d’Uribe Vélez, les assassins de Colombie. Et le monde doit le savoir, que de Colombie, on conspire et qu’il s’agit de perturber l’ordre, la paix et l’union du Venezuela et nous n’allons pas le tolérer, » a-t-il dit, sur la Place du Bicentenaire du Palais Miraflores où il dirigeait une journée de travail avec la Front coup d’Etat Francisco de Miranda (FFM),

Il a ainsi rendues responsables les actuelles autorités colombiennes des plans de coup d’Etat qui ont été révélés dans lesquels des militaires vénézuéliens à la retraite, des civils et d’autres individus à l’étranger évoquaient l’aide et le financement qu’ils recevaient de Colombie et des Etats-Unis pour ourdir des attaques armées coordonnées dans une opération de grande envergure qui a pu être infiltrée par les services de renseignement du Gouvernement Bolivarien.

Il a dénoncé le fait que le déserteur en fuite Clíver Alcalá opère à partir du territoire colombien en permanence, au point qu’il dirige un poste de commandement à Cúcuta,qui reçoit des millions de dollars de financement.

Il a affirmé que cet individu est lié au trafic de drogues dans la Guajira colombienne « et a fini dans les mains de l’oligarchie de Bogota mais c’est un traître renvoyé de la FANB pour lâcheté. »

Le chef de l’Etat a déploré la « rage et les aptitudes à l’assassinat d’Iván Duque » et d’autres personnalités de l’oligarchie colombienne.

« Avec le peuple et FANB, nous donnerons une réponse ferme à cette conspiration fasciste, » a-t-il prédit.

ALBA Ciudad / TeleSur / Resumen Latinoamericano / Traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos