Le Venezuela demande à la Division des droits de l’homme de l’ONU de corriger 70 erreurs dans son rapport

Jeudi, le gouvernement vénézuélien a annoncé que le rapport de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, contient 70 erreurs où le manque d’objectivité et d’impartialité est récurrent.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a envoyé au gouvernement vénézuélien une « version avancée non éditée » du rapport Bachelet en anglais le 28 juin de cette année afin que le gouvernement puisse faire des considérations générales.

L’examen a révélé plusieurs erreurs, notamment que les sources utilisées n’étaient pas les bonnes, puisque les sources officielles n’étaient pas utilisées, et que les résultats des visites de Bachelet dans le pays ont été omis. 82% des entrevues mentionnées dans le rapport ont été menées auprès de personnes vivants à l’extérieur du territoire vénézuélien.

Les réalisations et les progrès réalisés par le gouvernement vénézuélien dans le domaine des droits de l’homme ont également été omis, et les positions défavorables à Maduro sont davantage prises en compte. Le document omet dans son intégralité les réalisations et les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme et de la protection sociale, comme c’est le cas pour les programmes sociaux.

Parmi les déclarations contenues dans le rapport, il est indiqué que le gouvernement vénézuélien a reconnu la « crise humanitaire », alors que la réalité est qu’un impact négatif sur la situation vénézuélienne a été reconnu à la suite du blocus économique. De même, 75% de l’investissement de l’espace social vénézuélien dans le budget de la nation a été omis, information qui a été présentée à Bachelet dans un rapport détaillé du ministre de l’Education Aristobulo Isturiz.

Il condamne également le fait que le rapport de la Haut-Commissaire ne mentionne pas l’impact du blocus économique mis en œuvre par le Gouvernement des États-Unis sur le niveau de vie du peuple vénézuélien.

Dans le domaine des communications, le rapport fait état de multiples agressions contre la presse, même si le Gouvernement a indiqué qu’entre 2018 et 2019, trois journalistes étrangers ont été expulsés pour non-respect de la réglementation sur l’immigration. Il omet également que 32 nouvelles concessions de radio et une concession de télévision ont été accordées et que 12 concessions de radio et de télévision ont été renouvelées entre 2018 et 2019.

Le Venezuela dénonce par son communiqué que le paragraphe 13 du rapport indique que l’État n’a pas démontré qu’il a utilisé toutes les ressources à sa disposition pour garantir le droit à l’alimentation, même s’il a fourni au HCDH des informations sur les mesures prises pour garantir ce droit, tant dans le domaine de l’alimentation par le biais des comités locaux d’approvisionnement et de production (CLAP) que de la santé.

Il omet également les informations fournies par le ministère public, où l’on dénombre 292 cas dans lesquels 388 membres des Forces spéciales d’action (FAES), rattachées à la Police nationale bolivarienne, sont liés entre 2017 et 2019, pour les crimes d’homicide, de traitement cruel et de violation du domicile.

Le HCDH accuse le Gouvernement vénézuélien d’élaborer une politique de répression et de persécution de la dissidence, qu’il qualifie de fausse parce qu’il omet de mentionner les divers actes de violence et contre la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, commis depuis 2002 par des secteurs de l’opposition vénézuélienne.

Le rapport A/HRC/41/18 ne reflète pas les informations officielles fournies par l’État concernant la santé publique, la mortalité infantile, les prestations accordées par le Carnet de la Patria, les droits collectifs des peuples autochtones et la liberté de la presse qui existent dans le pays et qui ont été reflétées dans la visite du Haut Commissaire.

Selon le gouvernement vénézuélien, le HCDH n’a pas évalué l’impact des mesures coercitives étasuniennes et a recommandé au gouvernement d’adopter des résolutions sur la situation des droits de l’homme, tout en s’abstenant de souligner l’obligation de lever le blocus américain, comme le demandent plusieurs procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

Quant à l’économie vénézuélienne, elle maintient qu’elle était déjà en crise avant l’imposition de mesures coercitives unilatérales en 2017, omettant de considérer l’impact généré par la baisse du prix du baril de pétrole à partir de 2014, suite aux mesures adoptées par le Gouvernement des États-Unis, qui a entraîné la chute du prix du pétrole et donc des revenus de la République, de 43,690 milliards de dollars en 2013 à 38,109 milliards en 2014.

Parmi les recommandations du rapport figure la recommandation de libérer toutes les personnes détenues « pour des raisons politiques » au Venezuela. Cette recommandation, selon le document, est inapplicable et donc erronée, car au Venezuela il n’y a pas de personnes détenues pour cette condition.

Après l’évaluation, le Gouvernement vénézuélien a directement demandé au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme d’adopter les mesures nécessaires pour corriger les erreurs du rapport A/HRC/41/18, avant sa publication.

Narkis Blanco

Ultimas noticias / traduction : Venesol

Le rapport tronquée du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme de l’ONU et du Conseil des droits de l’Homme complet peut être téléchargé ici.

Les 70 réponses du gouvernement vénézuélien , et PUISQUE AUCUN MEDIA NE PRENDRA LA PEINE DE LES RELAYER, les voici en exclusivité (cliquez sur le lien)