Qui est Karen Palacios Pérez? Clarinettiste ou twitteuse de la haine?

Le lundi 15 juillet 2019, la radio publique France Musique publie le tonitruant article : « Karen Palacios Pérez, jeune clarinettiste de 25 ans, a été arrêtée par les autorités vénézuéliennes. Son tort : avoir critiqué le gouvernement … bla, bla, bla… » France musique défenseur de la liberté d’expression ou instrument de propagande impérialiste?

D’abord les faits : Karen Palacios Pérez a publié un tweet, le 1er mai 2019, appelant à tuer 10 gardes nationaux. Un appel à l’assassinat de fonctionnaires publics! Puis, elle se fait virer du prestigieux orchestre Philharmonique national ou plus précisément elle attendait de signer définitivement son contrat après trois mois d’essais… elle a été refusée et selon elle ce serait lié à son tweet… Ensuite, ils disent qu’elle a été arrêtée par le DGICM (Direction générale de la Contre-espionnage militaire) et qu’ils ne l’ont pas relâchée depuis.

Mais les réseaux « sociaux », gardent toujours une trace et elle était connue pour ses appels à la haine et son soutien public à l’intervention étrangère, jusqu’à présent en toute impunité. Ce n’est bien-sûr ni une cause ni un motif pour l’emprisonner, pour cela, il existe une loi contre la haine.

Ensuite la réflexion : Imaginez un seul instant que cela se passerait en France ou en Belgique (avec alerte terroriste niveau 3), imaginez que vous appeliez publiquement à tuer dix fonctionnaires publics ou bien… le président Macron ? La tristement célèbre « loi bâillon » en Espagne entrée en vigueur en 2015 aurait certainement pénalisé notre clarinettiste si elle avait appelé à tuer le roi.

Maintenant revenons au Venezuela. Il y a un autre détail et non des moindres : elle n’a pas été arrêtée par la DGCIM mais bien par une partie plaignante au ministère public pour appel à la haine. Elle n’est donc pas emprisonnée pour sa position politique mais bien pour avoir promu la haine!

Dans son tweet du 1er mai elle a publiée : « Ce truc ce sera jusqu’à ce qu’on en ai marre et qu’avec une centaine on tue une dizaine de gardes, des collectifs ou n’importe lequel de ces merdes qui se pointe. » et puis elle enchaine un deuxième tweet : « Cela fait plusieurs jours que je ne dors plus, car je voudrais vraiment lire, lors d’une nuit d’insomnie, que Maduro s’est enfui, qu’il a été tué, qu’il a été mis en prison ou n’importe quel truc que me rende heureuse. »
Comme cela est désormais commun dans les réseaux elle reçut une avalanche de messages de protestations… Visiblement affectée, confuse, compliquée à assumer… le 29 mai elle tente de nuancer sa position, elle publie un tweet ou elle déclare qu’elle n’a jamais « proposé de tuer dix agents »… mais bien, « le jour où cela arrivera, cela finira. » Au lieu d’apaiser les tensions cela n’a fait que déchainer un lynchage par tweets interposé… On est toujours plus courageux derrière un clavier.

Pas très gentille avec un gouvernement qui lui a permis d’étudier gratuitement une profession musicale à l’université et d’être accueillie par un orchestre financé par l’État… Mais bon, cracher sur un gouvernement qui cherche la justice sociale, c’est visiblement tendance chez france-musique.

Sources : twitter et rédigé par Venesol