Les Etats-Unis volent la compagnie pétrolière CITGO et la donnent à ses alliés

La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodríguez, a condamné fermement la décision d’une cour d’appel étasunienne selon laquelle la compagnie minière canadienne Crystallex Internacional peut garder les actifs de l’entreprise CITGO, établie aux Etats-Unis mais propriété de PDVSA, pour couvrir quelques 1 400 000 000 de dollars que le Venezuela lui devrait soi-disant.

Le 29 juillet dernier, le Tribunal d’Appel de la Troisième Circonscription des Etats-Unis à Philadelphie a rejeté un recours de la compagnie pétrolière vénézuélienne PDVSA destiné à obtenir l’annulation de l’ordre émis en 2018 qui permet à la compagnie minière canadienne Crystallex de couvrir avec des actifs CITGO une soi-disant dette en suspens de l’Etat vénézuélien.

Rodríguez a qualifié la décision de cette cour « d’extraordinaire. » elle a signalé qu’on a organisé « une grande fraude matérielle et procédurale contre la République » pour retirer au Venezuela ses droits à l’immunité souveraine et pouvoir amener cette affaire devant un tribunal des Etats-Unis pour s’approprier CITGO illégalement.

« Nous dénonçons devant le monde une opération de crime transnational organisé destinée à voler les ressources du Venezuela. Une grande escroquerie mondiale. Et le Venezuela, le Gouvernement vénézuélien, continuera d’engager les actions qui conviennent dans toutes les instances internationales. Nous le dénoncerons aussi devant l’Organisation des Nations Unies parce qu’ils violent les résolutions de l’Assemblée Générale, » a déclaré la vice-présidente.

Elle a explique que Ricardo Haussmann, conseiller et représentant du député d’opposition Juan Guaidó devant la banque Inter-américaine de Développement, a déclaré que l’affaire concernant la compagnie vénézuélienne CITGO devait être réglée par des tribunaux étasuniens, raison pour laquelle il a conçu l’idée que PDVSA et la République Bolivarienne du Venezuela aient la même identité juridique « pour enlever la protection et les garanties que possède l’Etat vénézuélien quand il défend ses droits légitimes. »

L’avocat José Ignacio Hernández a agi en tant qu’expert engagé par Crystallex lors du procès à Delaware. En 2017, il a déclaré devant cette cour que PDVSA et la République Bolivarienne du Venezuela étaient la même entité juridique.

Ensuite, en 2019, José Ignacio Hernández a été nommé soi-disant « procureur » du Venezuela par le député Juan Guaidó que le Gouvernement des Etats-Unis soutient en tant que « président par interim du Venezuela. » Hernández a agi en tant que « défenseur du Venezuela pour garantir la spoliation de CITGO à travers cette compagnie minière, » a dénoncé Delcy Rodríguez.

Rodríguez a insisté sur le fait que ceci « est une violation totale du Droit International » et « une grande escroquerie mondiale, » ce qui fait des Etats-Unis « l’un des pays les plus dangereux pour les investissements étrangers. » Elle a signalé qu’on cherche à perturber la légitime défense de l’Etat vénézuélien face aux instances internationales. Elle a rappelé que le Gouvernement des Etats-Unis, en ne reconnaissant pas le Président Nicolás Maduro, empêche le Procureur Général légitime du Venezuela d’agir ou d’être représenté devant les tribunaux de ce pays.

La vice-présidente a rappelé que dans le litige entre l’entreprise Crystallex et la République Bolivarienne du Venezuela, qui date de 2008, « cette entreprise n’a jamais eu de droits miniers, de titres légitimes ni de titres de propriété sur la mine Las Cristinas, l’une des mines d’or les plus importantes de notre continent. »

Elle a rappelé que ce fut l’une des décisions prises par le président Hugo Chávez à travers le Ministère de l’Environnement, de refuser le plan environnemental présenté par cette entreprise parce qu’il avait « de profondes déficiences qui portaient atteinte aux droits de Mère Nature. » C’est à ce moment qu’a débuté un litige pour retirer le contrat de services à la compagnie minière. Par ailleurs, elle a rappelé qu’il s’agissait d’un contrat de services et d’opérations sur la mine « qui en aucun cas ne donnait de droits légitimes ou de droits de propriété à l’entreprise Crystallex. »

Rodríguez a fait connaître des ‘chats’ dans lesquels José Ignacio Hernández, Carlos Vecchio, Juan Guaidó et d’autres membres de l’opposition vénézuélienne planifiaient l’appropriation de la compagnie vénézuélienne CITGO et de l’entreprise vénézuélienne installée en Colombie Monómeros, ainsi que de l’or et de la dette vénézuélienne avec la complicité de fonctionnaires étasuniens. Elle a dénoncé le fait qu’ils agissent comme des agents d’entreprises transnationales.

Elle a rappelé que Mike Pompeo, le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis, a reconnu récemment dans un forum que lui-même, en tant que directeur de l’Agence Centrale de renseignement (CIA), avait appris à « tromper, mentir et voler. »

traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos

Source en espagnol