Le livre bleu de Hugo Chavez

Ce livre détaille les racines de la pensée révolutionnaire bolivarienne. 37 pages.

Les lignes directrices énoncées dans le Livre bleu sont pertinentes pour la construction de la doctrine civico-militaire que le chef de la révolution bolivarienne, Hugo Chávez, a envisagée pour l’avenir du Venezuela.

Elle s’appuie sur la rupture historique provoquée par la rébellion militaire de 1992 et définit la nécessité de retrouver le lien avec le subconscient originel et historique du pays.

Le Président de la République, Nicolás Maduro, a affirmé que le Libro Azul marque la naissance du Plan de la Patria 2013-2019 et du projet national Simón Bolívar, dans lequel il est la racine de ce que nous sommes aujourd’hui et l’avenir du XXIe siècle se projette vers ce que Hugo Chávez Frías nous a laissé.

Basé sur la pensée de Simón Rodríguez et son « dilemme existentiel » résumé dans l’expression « nous inventons ou nous errons », l’action créatrice est imposée et l’obligation de surmonter le va-et-vient des modèles copiés. Il n’y a pas d’alternative : nous inventons.

« Nous l’avons tiré des racines du passé glorieux de notre patrie, écrit par une génération de révolutionnaires et de patriotes vénézuéliens dirigée par le géant (Hugo Chávez) « , a expliqué le président Nicolas Maduro.

Maduro a souligné que le texte développe les idées de l’arbre des trois racines : Simón Bolívar, Simón Rodríguez et Ezequiel Zamora. Il doit être un document de référence pour l’ensemble de la Force armée nationale et pour l’ensemble de notre peuple ;  » c’est l’épine dorsale de ce processus.

Pour le télécharger en français ici

Pour le télécharger en espagnol ici

Pour le télécharger en anglais ici

Le livre bleu est un livre de mandats, la racine originale du projet bolivarien en développement au Venezuela. Tout révolutionnaire doit connaître ce livre, ici est projeté l’avenir du 21ème siècle.

PROLOGUE DE NICOLÁS MADURO MOROS

En feuilletant les pages du Livre bleu; en les relisant avec l’attention qu’elles méritent, il est averti immédiatement au lecteur de la présence d’Hugo Chavez, le penseur: un penseur entièrement libre et entièrement commis; un penseur en guerre ouverte contre toutes les formes de dogmatisme. Le Livre bleu démontre la puissante conviction du Commandant au cours de sa vie—penser avant d’agir; produire des pensées libératrices pour illuminer les sentiers de la fructueuse praxis.
Pour commencer à comprendre l’amplitude de la pensée du Géant, le Livre bleu décrit une première étape où ses idées acquièrent une solidification unique. Ce sont des idées nées au milieu de la bataille historique de notre peuple, des idées intimement liées à l’histoire du MBR-200.

En fait—le détour en vaut la peine—je crois que le temps est arrivé pour étudier à fond le mouvement MBR-200 et le rôle déterminant qu’il a joué dans l’histoire contemporaine du Venezuela. J’estime que ceci est un défi pour les jeunes historiens et historiennes, pour ceux qui sont incorporés à lui dans les rangs militaire et pour ceux qui l’ont accompagné au sein du  monde civil. En tenant compte de  toute son importance historique déterminante, il y a les événements du 4 février 1992 pour la valider. Son développement historique doit être mieux connu par notre Peuple. Si nous voulons savoir d’où nous provenons, il est nécessaire de comprendre le rôle que le mouvement MBR-200 a joué en tant que puissant catalyseur de notre Révolution bolivarienne.

En nous rapprochant de la pensée et de l’œuvre du Commandant Hugo Chavez, nous affirmons que tout ce qu’il a réalisé, répondait à une condition historique double: compter sur un objectif clair et avoir une compréhension profonde de ses conséquences temporelles. Le Livre bleu n’est pas une exception—il se fond aussi dans l’histoire pour nous tracer l’horizon philosophique et politique qu’il envisageait pour le pays, lequel il a condensé dans le Projet national Simon Bolivar.

Comme dans très peu d’instances dans l’histoire vénézuélienne, un homme a conçu les bases d’un système politique, économique et social et s’est chargé de le transformer en chair historique. C’est que Chavez, depuis le moment exact auquel il a proclamé définitivement, qu’il

consacrerait sa vie entière à la résurrection de la Patrie, a su qu’un nouveau projet historique digne de tel nom devait partir du substrat éthique et idéologique de la lutte inachevée que nous avons héritée. Seulement en sauvant le caractère affirmatif de la « vénézuélanité » (pour le dire au style d’Augusto Mijares) et en luttant sans cesse pour la victoire finale sur toutes les batailles de notre passé, nous pourrions avoir une vraie Patrie réelle.

Au cours du XXe siècle, nous sommes devenus un Peuple dépourvu de notre passé glorieux, à tel point  que nous avons perdu tout moyen de le reconnaître. Chavez l’a reconnu avec une clarté souveraine, et il nous le transmet complètement dans le Livre bleu.

Nous pourrions dire que dans l’esprit d’Hugo Chavez, lorsqu’il écrivait ces pages, se battait la même préoccupation de M. Mario Briceño-Iragorry, qui nous rappelait avec douleur :

Éloignés d’une logique vivante  qui nous poursuit à l’intérieur de nous-mêmes—c’est-à-dire, dans notre propre passé national, la substance morale de notre être social—nous avons souffert un manque de profils déterminants. Dans ces conditions, nous ne sommes pas arrivés à nous définir comme ‘nation historique’ dont on a besoin pour forger une nationalité.[1]

Chavez a donné une féconde concrétion à cette logique vivante. À partir d’un projet avec ses propres racines qui répond à la conjoncture sociopolitique du Venezuela de la fin du siècle dernier, l’objet transcendent était de susciter encore l’illumination de notre peuple historique—véritable et oublié—celui auquel on a dépourvu de son essence et raison tant de fois. C’est cette nation que le Géant a fait ressortir de ses cendres pour devenir Révolution, Patrie, une Patrie embrasée par une flamme sacrée.

Aujourd’hui, nous incarnons pleinement la catégorie de nation historique et nous réalisons, collectivement, le plus beau procès du forgeage d’une nationalité. Il vaut réitérer: nous avons présentement une Patrie comme jamais auparavant dans notre histoire.

Nicolas Maduro Moros, président de la république Bolivarienne du Venezuela

________________________________________________
[1] Briceño-Iragorry, Mario (1952). Message sans destination et autres essais. Bibliothèque Ayacucho. Caracas, 1988, p. 75.