Les britanniques entrainent des futurs terroristes Vénézuéliens

La Russie dénonce que des dizaines de « réfugiés » vénézuéliens sont entraînés sur une base britannique.

María Zajárova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères

Le ministère russe des Affaires étrangères a dévoilé l’existence d’un plan visant à entraîner de soi-disant réfugiés vénézuéliens sur une base militaire britannique au Guyana.

« Des dizaines de prétendus réfugiés vénézuéliens y ont déjà été transférés, mais la vérité est que ces personnes y sont arrivées pour recevoir une formation et intégrer des groupes de sabotage et d’espionnage », a déclaré María Zajárova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

Elle a indiqué que « les Britanniques achèvent la construction de cette base militaire sur l’une des îles à l’embouchure de la rivière Esequibo » sous le prétexte de combattre « la contrebande d’armes et de drogues ».

La diplomate a averti que l’objectif final est de déployer ces groupes sur le territoire vénézuélien pour déstabiliser la situation et perpétrer des actes terroristes.

En décembre 2018, le ministre britannique de la Défense de l’époque, Gavin Williamson, a confirmé que le Royaume-Uni chercherait à établir de nouvelles bases militaires dans les Caraïbes après son départ de l’Union européenne.

Le Venezuela et le Guyana sont en litige au sujet de la région d’Esequibo depuis 1966, bien que les tensions aient commencé en 1899, lorsque le Venezuela a été dépouillé de 160 000 kilomètres carrés parce que le gouvernement appelle l’ « Arbitrage de Paris », qui a vu également le Royaume-Uni céder une partie de son territoire à la Guyana.

Campagne médiatique contre le Venezuela

Zajárova a également remis en question la campagne médiatique visant à discréditer le gouvernement légitime du Venezuela.

Elle a souligné que les médias dominants, essentiellement étasuniens, ne cessaient de répandre des accusations contre le Venezuela, le considérant comme « une des plus grandes menaces en matière de drogue pour les Etats-Unis », ce qui est totalement absurde, a souligné la diplomate.

Elle a recommandé à ces médias de consulter les rapports de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, les données des organisations non gouvernementales et le rapport annuel du Département d’État nord-américain lui-même.

« Si vous lisiez ces rapports, vous verriez clairement qui sont les principaux pays fournisseurs de drogues dans l’hémisphère occidental, ce n’est pas le Venezuela, bien que les médias, en premier lieu aux États-Unis, aient inventé et affirmé activement que le Venezuela soit précisément responsable de tous les maux dans la région », a-t-elle souligné.

Ces mêmes médias, a dit Mme Zajárova, passent sous silence les succès du gouvernement vénézuélien dans la lutte contre le trafic de drogue.

Entre 2005 et 2018, la police vénézuélienne a saisi 700 000 tonnes de drogues dans les zones frontalières, selon les données enregistrées par les organisations internationales.

Source : Sputnik news / traduction : Venesol