Le Venezuela rejette le TIAR, Traité Inter-américain d’Assistance Réciproque

Mercredi, le Conseil Permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA), un organisme dont le Venezuela ne fait plus partie, a approuvé la soi-disant incorporation du Venezuela dans le Traité Inter-américain d’Assistance Réciproque (TIAR), via un soi-disant « représentant » désigné par le député dans l’illégalité Juan Guaidó. Le but est de trouver du soutien pour une intervention militaire au Venezuela.

Dessin de Horacio Cardo

Communiqué :

Le Gouvernement Bolivarien dénonce catégoriquement l’invocation du TIAR nocif

Le Gouvernement de la République Bolivarienne du Venezuela dénonce catégoriquement devant la communauté internationale et les peuples du monde l’infâme décision d’un petit groupe de gouvernements de la région qui, alignés sur les intérêts du Gouvernement suprémaciste des Etats-Unis, ont invoqué l’activation d’un instrument nocif de l’histoire de notre continent : le Traité Inter-américain d’Assistance Réciproque (TIAR).

Il faut rappeler que le TIAR a été imposé à notre région par les Etats-Unis dans le cadre de la Guerre Froide et que son but était de légitimer les interventions militaires en Amérique Latine pour raisons idéologiques. C’est ce qui s’est passé au Guatemala en 1954, à Cuba en 1961, en République Dominicaine en 1965, à La Grenade en 1983 et au Panamá en 1989.

il est aussi important de souligner qu’alors qu’il existait une véritable agression d’une puissance extra-continentale contre un pays latino-américain, comme ça a été le cas de l’Argentine en 1982 de la part du Royaume Uni, l’Argentine en 1982 ont trahi le continent et ne l’ont pas activé, s’alignant sur leur associé du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN).

Il est douloureux que des pays qui ont été envahis par les troupes étasuniennes et dont les peuples ont été massacrés à cause de l’application du TIAR donnent aujourd’hui leur aval à un crime semblable contre un pays frère lors d’une session du Conseil Permanent de l’OEA de toute évidence nulle et non avenue. Ce seront l’histoire et les peuples de la Grande Patrie qui se chargeront de juger cette attitude indigne.

Le 14 mai 2013, le Gouvernement vénézuélien a dénoncé cet infâme instrument de l’Empire et avec d’autres pays de notre région, a quitté celui-ci pour toujours. Pour cette raison, la République Bolivarienne du Venezuela n’accepte et ne reconnaît aucune obligation découlant de ce Traité, un outil honteux du néocolonialisme en Amérique Latine et dans les Caraïbes.

La République Bolivarienne du Venezuela lance un appel de bon sens aux pays et aux peuples de la région à rejeter fermement les prétentions de c epetit groupe de pays qui, du sein de l’Organisation des Etats Américains (OEA), menacent la paix et l’intégrité du Venezuela et de tout le continent.

Le Venezuela continuera à être attaché aux principes de la Charte des Nations Unies, au respect du Droit International, de la pratique du multilatéralisme et de la diplomatie d epaix et à rechercher le dialogue dans la diversité, la coexistence et le bien-être de nos peuples.

Caracas, 11 septembre 2019

source en espagnol : albaciudad / traduction Françoise Lopez pour Bolivar Infos