Nous sommes en guerre

Le Venezuela est en guerre. Une guerre, pour l’instant sans fusils, qui se développe dans divers territoires et dimensions. Il y a une guerre économique, une guerre névrotique ou psychosociale, une guerre de l’information et une guerre diplomatique et politique contre notre pays. L’objectif de cette guerre hybride et multidimensionnelle est le renversement violent et traumatisant du président Nicolas Maduro, mais aussi la destruction de l’Etat-nation.

La stratégie envisage le siège économique et financier, la « neurotisation » de la société, la liquidation du chavisme et de ses symboles de tout espace de pouvoir et d’influence culturelle, l’affaiblissement de la Force armée nationale bolivarienne, la balkanisation du territoire, la disparition de l’espoir émancipateur, la reconfiguration de l’identité culturelle nationale.

Bref, il s’agit d’un processus continu de recolonisation de la nation vénézuélienne, en correspondance avec les intérêts géopolitiques de l’empire nord-américain.

Cette stratégie de siège permanent et de harcèlement servira aussi, selon ses laboratoires, à dissuader et à neutraliser les gouvernements progressistes de la région et à les priver de leur propre agenda de souveraineté et de justice sociale.

Ils ont l’intention de nous soumettre, par la faim et la maladie, à l’application d’un blocus économique total qui accroît la souffrance des Vénézuéliens.

Mais aussi, par des actions psychologiques, ils ont l’intention d’affecter le comportement social, de violer l’esprit national et de parvenir au contrôle émotionnel de la population.

Les pressions visant à diviser les institutions fondamentales de l’Etat se poursuivront et les campagnes de discrédit international contre les dirigeants du Gouvernement du Président Maduro seront accentuées.

Cette stratégie comprend également une phase militaire ou violente. Ils tenteront un nouveau « réchauffement de la rue », des poches de violence paramilitaire, des attaques terroristes et de sabotage, et intensifieront les opérations visant à inciter à la haine et à l’intolérance sociale, entre autres actions.

Nous devons aller résolument vers un dialogue et des accords pour éviter une confrontation aux conséquences irréparables, avant même de nous mettre d’accord sur un agenda électoral. Aucun Vénézuélien ne bénéficierait du chaos de la société vénézuélienne ou de la désintégration nationale.

Le Venezuela veut la paix, la stabilité et le bien-être. Nous allons profiter de cette crise pour transformer le conflit en un espace d’opportunités qui nous permettra de construire un avenir meilleur pour tous.

Oscar Schémel

Question digital / Traduction Bernard Tornare pour son blog politique « Hugo Chavez »