L’OEA invitée à retirer ses fausses déclarations sur les élections en Bolivie

Les experts qui en ont fait la demande affirment que le coup d’État en Bolivie a été soutenu par le président étasunien Donald Trump.

Des universitaires et des économistes de différentes universités du monde entier ont demandé lundi à l’Organisation des États américains (OEA) de retirer les fausses déclarations faites à propos des élections générales du 20 octobre, qui ont abouti à un coup d’État contre le président légitime Evo Morales et à l’instauration d’un gouvernement de facto.

« Nous demandons au Congrès des États-Unis d’enquêter sur ce comportement de l’OEA et de s’opposer au coup d’État militaire, au soutien continu de l’administration Trump, à la violence permanente ainsi qu’aux violations des droits humains du gouvernement de facto », précise le document, signé par des professeurs des universités notamment de Cambridge, Harvard, Columbia et Sao Paolo.

Les experts affirment que le coup d’État en Bolivie a été soutenu par le président américain Donald Trump. Ils appellent au respect des institutions et de la démocratie dans le pays andin.

Important :

Des experts en économie et en statistique des universités s’expriment : Harvard, Complutense, CUNY, Notre Dame, Texas, Colorado, La Plata, Chicago, UNAM, Columbia, Sao Paolo, American, etc. Ils demandent à l’OEA de retirer ses déclarations sur la Bolivie. https://t.co/7HL2r5YR1u
– Sacha Llorenti (@SachaLlorenti) 2 décembre 2019

Ils ont également souligné qu’il incombe aux médias de demander à des experts indépendants qui connaissent bien les données électorales de fournir une analyse de ce qui s’est passé lors des élections, plutôt que de répéter le rapport préliminaire de l’OEA.

« Le résultat final était tout à fait prévisible d’après les premiers 84 % des votes enregistrés. Cela a été démontré par une analyse statistique et aussi par une analyse encore plus simple des différences dans les préférences politiques entre les zones des rapports ultérieurs et antérieurs », note le document.

Après que le président Morales eut lui-même appelé à une supervision internationale des résultats des élections, l’OEA a publié un rapport préliminaire dans lequel elle demandait la tenue d’un deuxième tour de scrutin pour des irrégularités supposées sur lesquelles elle n’a fourni aucune preuve.

Source : TeleSur / Traduction : Venesol