Un député français anti-Venezuela arrêté pour port illégal d’armes

Jean-Christophe Lagarde a été trouvé en possession de plusieurs armes à feu non déclarées et placé en garde à vue pour détention illégale d’armes.

Le président du parti Union des démocrates et des indépendants (UDI) et député de la 5e circonscription de Seine-Saint Denis, a été arrêté la nuit du mercredi 10 mars à son domicile, au Drancy, dans la banlieue parisienne.

Une enquête est en cours, mais sa famille aurait expliqué à la police que le député se trouvait dans un état dépressif.  Cependant, M. Lagarde a nié qu’il se soit agi d’une tentative de suicide.

Jean-Christophe Lagarde a passé la nuit au commissariat de Bobigny, dans la banlieue de Paris.  A cette heure aucune déclaration officielle n’a été faitz ni par ses représentants ni par son parti.

Lagarde avait annoncé en octobre 2020 qu’il allait promouvoir au sein de l’Assemblée nationale française une Résolution contre le Venezuela dans les mêmes termes de la Résolution votée par le Sénat français en octobre 2018, lorsque celui-ci a demandé le renforcement des sanctions contre le Venezuela.

En octobre 2020, dans une lettre adressée au sénateur Olivier Cadic, du mouvement Union Centriste, un autre ennemi déclaré de la Révolution bolivarienne, Jean-Christophe Lagarde avait manifesté son « engagement à lutter contre la dictature vénézuélienne et contre Nicolas Maduro lui-même », accusant le président vénézuélien d’être le responsable de la situation du pays.

Lagarde, qui est actuellement objet d’une enquête policière pour port illégal d’armes à feu, a été un critique actif du gouvernement démocratiquement élu et a fait des appels publics pour que des sanctions soient prises contre des fonctionnaires vénézuéliens, sanctions qui se prétendent « individuelles » mais qui en  fin de compte portent atteinte à la qualité de vie du peuple vénézuélien et empêchent l’accès à des produits de base comme des médicaments et des aliments.